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Turquie

Le groupe Etat islamique menace la Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, ici le 11 juin 2015 à Ankara, a récusé les accusations concernant la livraison d'armes par la Turquie à l'EI.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, ici le 11 juin 2015 à Ankara, a récusé les accusations concernant la livraison d'armes par la Turquie à l'EI. REUTERS/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans un message publié jeudi sur plusieurs des sites internet contrôlés par son service de communication, l'organisation Etat islamique a mis directement en garde la Turquie contre «le changement de son attitude» et promis une nouvelle phase dans leurs relations si Ankara lui coupait son soutien. C'est la toute première fois que le groupe qui occupe la moitié du territoire syrien, mais perd peu à peu le contrôle avec la frontière turque, et a fait l'objet de plusieurs séries d'arrestations ces toutes dernières semaines, évoque ouvertement une alliance tacite avec Ankara, et surtout promet des actes de rétorsion. La Turquie a récemment fermé nombre de sites pro-EI diffusés en turc.

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Avec notre correspondant à IstanbulJérôme Bastion

C'est sur l'un des sites internet dont l'accès est bloqué depuis peu par décision de justice, mais qui reste consultable via une connexion sécurisée, que cette déclaration de guerre a été publiée, en termes peu équivoques.

Ces derniers temps, écrit le site Darulhilafet (soit 'terre de califat' en français), « la Turquie a exercé des pressions très sensibles contre les musulmans ».

« Que ce soit en interpelant nos frères réfugiés en Turquie, que ce soit en arrêtant les musulmans turcs, ou enfin en coupant nos moyens de communication, l'Etat turc a déclaré ouvertement son hostilité à l'égard des musulmans » continue le site, qui prévient : « les Turcs ne doivent pas oublier que les musulmans, qui les ont jusque-là épargnés, répondront à ces obstacles et ces restrictions de liberté, et ouvriront une nouvelle page dans leurs relations avec l'Etat turc ».

Le gouvernement turc n'a jusqu'à présent réagi d'aucune manière ; mais cet officier occidental de renseignement estime que ce message marque un tournant dans les relations entre Ankara et l'organisation Etat islamique, jusque-là feutrées.

Les arrestations de dizaines de jihadistes turcs ou étrangers depuis le début du mois, et les échecs militaires de l'organisation à la frontière leur font craindre de perdre une base arrière stratégique et même cruciale, et ils se montrent prêts à tout pour ne pas perdre ce cordon ombilical vital pour leur survie.

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