Accéder au contenu principal
Turquie

Des combattants kurdes abattus par la Turquie dans le nord de l'Irak

Un militant kurde du PKK derrière une barricade lors d'affrontements avec les forces turques le 28 septembre 2015 dans le district de Bismil, dans la province de Diyarbakir.
Un militant kurde du PKK derrière une barricade lors d'affrontements avec les forces turques le 28 septembre 2015 dans le district de Bismil, dans la province de Diyarbakir. AFP PHOTO / ILYAS AKENGIN
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan s’est félicité ce mardi 29 septembre lors d’une intervention à la télévision de l'opération menée par l'armée turque la nuit dernière. Trente rebelles kurdes ont été abattus lors d'un bombardement aérien dans le nord de l'Irak. Il a également promis que ce genre d’opération se poursuivrait contre les bases arrière du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Publicité

De notre correspondant à IstanbulJérôme Bastion

Ces bilans impressionnants, bien que parfois imprécis, semblent être les seuls arguments de campagne de celui qui est toujours le patron de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan, à un mois d’un scrutin en forme de « quitte ou double » pour garder et renforcer son pouvoir chancelant depuis le scrutin du 7 juin dernier.

L’état-major de l’armée turque avait annoncé, plus tôt dans la matinée, avoir mis hors d’état de nuire, selon l’expression consacrée, 19 rebelles lors de frappes aériennes en Irak du nord, et 6 autres dans des bombardements en Turquie même, dans les montagnes proches de la frontière : ce qui est devenu dans la bouche du chef de l’Etat un tableau de chasse de plus de 30 militants kurdes tués « lors d’une opération transfrontalière » dont le lieu exact n’a pas été précisé.

La veille déjà, l’aviation turque avait annoncé avoir détruit un certain nombre de dépôts de munitions et de bases logistiques dans le nord de l’Irak. Pour Erdogan, ces dépôts de munitions étaient cachés dans des cimetières et des lieux de cultes. Il faisait apparemment référence aux deux bombardements de la semaine dernière qui avaient détruit, en Turquie même, à Varto et Hakkari, des cimetières et lieux de culte alévis.

Devant les maires de quartiers réunis dans son palais dans la perspective des élections du 1er novembre, l’annonce de ces bilans, bien que confus, lui permet de rappeler que la lutte anti-guérilla se poursuivra sans répit.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.