Autriche/Hongrie

Crise des migrants: les réfugiés économiques tentent aussi leur chance

Des migrants à la frontière de Hegyeshalom, le 28 septembre 2015.
Des migrants à la frontière de Hegyeshalom, le 28 septembre 2015. REUTERS/Leonhard Foeger

L’arrivé massive de migrants vers l’Europe est au cœur des préoccupations politiques. Hambourg a adopté une loi pour réquisitionner des propriétés privées et accueillir les migrants. En Allemagne, la chancelière perd 9 points dans les sondages en raison de l’arrivée massive de migrants, dont certains se battent dans les centres d’accueil. Des rixes constatées également pendant l’odyssée de ces migrants parmi lesquels ne figurent pas seulement des Syriens.

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Avec notre envoyé spécial à la frontière austro-hongroise, Stéphane Lagarde

Au-delà des Afghans et des Syriens, c’est toute l’Afrique et parfois l’Asie qui frappe à la porte de l’Europe. Des Iraniens, des Indiens et même des Sri Lankais ont été aperçus dans la foule débarquant à la gare hongroise d’Hegyeshalom à la frontière avec l’Autriche. Parmi eux, Basil Sukar venu de Damas : « Dix personnes dans ce groupe sont des Syriens, les autres viennent d’Afghanistan, du Pakistan, il ya de très nombreux Iraniens aussi et d’autres nationalités. Et parmi les arabes, certains libanais, des palestiniens aussi disent qu’ils sont de Syrie»

Un trafic de faux passeports syriens vendus sous le manteau en Turquie et même jusqu’en Hongrie, la chose ne surprend pas Mohamed : « La première fois en Hongrie, ils ont voulu que je détruise ma carte d’identité mais quand ils m’ont dit ça j’ai pris un taxi et je suis reparti en Croatie. Nous étions une centaine de Syriens environ dans le train, il y avait des Afghans et des Irakiens qui dormaient. Ils se sont battus pendant le voyage. Même sur le bateau, ils se battent. »

A la gare d’Hegyeshalom les migrants avancent dans le calme vers la frontière autrichienne, parmi eux Raphael qui vient d’Istanbul et qui souhaite rejoindre la Hollande. Il ne parle pas le néerlandais « mais j’ai un ami là-bas » argumente-t-il.

Rêve de Hollande, d’Allemagne, de France ou d’Angleterre. Si de nombreux migrants déclarent avoir fui la guerre en Syrie ou en Afghanistan, d’autres ne cachent plus qu’ils espèrent profiter de cette entrouverture des frontières tout simplement pour fuir la misère.

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