Allemagne

Volkswagen: Matthias Müller prépare son groupe à des jours douloureux

Matthias Müller s'est adressé à 20 000 salariés du groupe Volkswagen, lors d'une assemblée générale, le 6 octobre 2015.
Matthias Müller s'est adressé à 20 000 salariés du groupe Volkswagen, lors d'une assemblée générale, le 6 octobre 2015. REUTERS/Fabian Bimmer

Une assemblée générale du personnel du groupe Volkswagen se tenait mardi à Wolfsbourg, en Allemagne. Matthias Müller, le nouveau PDG, s'est adressé gravement à près de 20 000 salariés, assurant vouloir maintenir la multinationale à flots.Ce mercredi, il fait plusieurs annonces dans une interview à paraître dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Publicité

Avec notre correspondant à BerlinPascal Thibaut

« Tout cela ne se fera pas sans douleur ». L'heure est grave. Le nouveau PDG de Volkswagen qui prenait la parole devant 20 000 salariés rassemblés pour l'écouter au siège du groupe à Wolfsburg a plutôt promis du sang et des larmes.

Matthias Müller a certes reconnu qu'il était encore impossible de prévoir aujourd'hui quelles seraient les conséquences financières, pour l'entreprise, du scandale actuel. Mais elles seront élevées. Les 6,5 milliards d'euros provisionnés pour affronter ces dépenses ne suffiront pas. Les coûts liés au rappel de 11 millions de véhicules devraient être couverts avec cette somme ainsi que la remise à niveau des voitures d'ici fin 2016. Mais des pénalités importantes menacent par ailleurs, jusqu'à 16 milliards d'euros aux Etats-Unis par exemple.

Des économies supplémentaires seront nécessaires et tous les investissements vont être passés au crible. Volkswagen avait indiqué à la fin de l'année dernière vouloir investir 86 milliards d'euros sur cinq ans. Matthias Müller veut tout faire pour que l'emploi ne soit pas menacé dans une entreprise qui compte 600 000 salariés. Mais il n'a pas fait prudemment de garantie formelle.

La révision des voitures bouclée fin 2016

En attendant, Matthias Müller a déclaré dans une interview publiée ce mercredi dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung que le groupe pensait entamer en janvier les rappels de voitures concernées par le scandale de manipulation des moteurs diesel et que la révision de toutes les voitures devrait être bouclée d'ici fin 2016.

Il a également dit au journal qu'il pensait que seuls quelques employés étaient impliqués dans le scandale de trucage des moteurs diesel qui a matraqué son titre et gravement endommagé la réputation du groupe, réfutant l'idée que son prédécesseur Martin Winterkorn pourrait en avoir eu connaissance. Selon lui, les manipulations proviennent du siège de Volkswagen à Wolfsburg et non de sa filiale aux Etats-Unis.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail