Italie

Rome: la majorité des élus démissionne, le maire Ignazio Marino déchu

Le maire de Rome, Ignazio Marino, lors de sa conférence de presse le 20 octobre 2015. Il venait de retirer sa démission qu'il avait annoncée trois semaines auparavant sous la pression du président du Conseil Matteo Renzi.
Le maire de Rome, Ignazio Marino, lors de sa conférence de presse le 20 octobre 2015. Il venait de retirer sa démission qu'il avait annoncée trois semaines auparavant sous la pression du président du Conseil Matteo Renzi. REUTERS/Yara Nardi

Clap de fin pour Ignazio Marino, 60 ans, élu avec 63 % des suffrages en juin 2013 pour un mandat de 5 ans. Ce vendredi30 octobre, la majorité des élus municipaux – 26 sur 48, dont 19 élus dans les rangs du Parti démocrate (PD) - a démissionné. Au fil des mois ce chirurgien a multiplié erreurs et gaffes. Les Romains qui s’attendaient à des changements radicaux dans la gestion des transports publics, des ordures ou encore des crèches municipales ont été très déçus. A cela s’ajoutent l’absence de soutien du Parti démocrate et ses relations glaciales avec Matteo Renzi, président du Conseil et chef du PD. Autre froid glacial : celui du Vatican. Les grands pouvoirs ont eu raison de ses grandes faiblesses.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Les jeux sont faits, exactement comme le voulait le Parti démocrate (PD), le propre parti d'Ignazio Marino. La majorité des élus municipaux a démissionné. Ce qui a entraîné, automatiquement, la chute du maire, après 18 jours de psychodrame.

Ignazio Marino avait démissionné le 12 octobre, suite à une affaire de notes de frais qui seraient injustifiés. Il avait un délai de 20 jours pour changer d'avis, ce qu'il a fait le 29 octobre. Un coup de théâtre qui aura duré moins de 24 h.

Outre le présumé détournement d'argent public, d'autres raisons ont provoqué son éjection du Capitole. ll s'est révélé incapable de remettre de l'ordre dans la gestion des services publics. Par ailleurs, ses relations avec le Parti démocrate se sont totalement détériorées.

Ce manque de soutien n'aide pas à gouverner une ville gangrenée par des affaires de corruption et le manque de professionnalisme de nombre d'élus. En ce sens, Ignazio Marino paie aussi les conséquences des erreurs du passé. Car cela fait plus de 15 ans que la capitale est mal gérée par ses élus. Elle le sera peut-être mieux par Francesco Paolo Tronca, le préfet de Milan, nommé commissaire extraordinaire pour diriger Rome
jusqu'aux prochaines élections qui se tiendront avant l'été prochain.

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