Russie / Sport

Moscou attend le verdict de la Fédération internationale d'athlétisme

Le président russe Vladimir Poutine est un fan de sport. Ici, à Sotchi, le 11 novembre 2015.
Le président russe Vladimir Poutine est un fan de sport. Ici, à Sotchi, le 11 novembre 2015. REUTERS/Aleksey Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Russie est, ce vendredi 13 novembre, dans l'attente du verdict de la Fédération internationale d'athlétisme qui doit se prononcer dans la soirée sur les suites à donner aux accusations de dopage généralisées des sportifs russes. En cas de suspension de la Fédération russe d'athlétisme, les athlètes seraient privés des Jeux olympiques de 2016, ce qui constituerait un véritable séisme pour la Russie, où le sport revêt une importance toute particulière.

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Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Certains ont bien tenté de jouer la carte d'une prétendue « russophobie » occidentale, mais globalement, les officiels russes ont fait profil bas dans cette affaire, à l'image du président Poutine, qui a demandé aux organisations sportives nationales de collaborer avec les instances internationales.

Le ministre des sports s'est même dit prêt à créer un nouvel établissement antidopage, et prêt à nommer à sa tête un spécialiste étranger. Il a globalement accepté les remarques du rapport d'enquête, même si certains points « demandent des éclaircissements », a-t-il déclaré. « La Russie est capable de tirer les leçons de cette affaire et de résoudre les problèmes », a-t-il plaidé.

S'appuyant sur des propos qui auraient été tenus au sein du Comité international olympique (CIO), il estime que les sportifs honnêtes ne doivent pas payer pour les autres, quitte, comme l'espère le président de la Fédération russe d'athlétisme, à obtenir un délai supplémentaire pour se mettre en conformité avec les exigences des instances internationales.

Sans doute pour conjurer un peu plus le sort, les médias russes reprennent les propos du champion soviétique Sergueï Bubka, actuellement vice-président de la Fédération internationale d'athlétisme qui estime qu'on ne peut pas évincer les sportifs qui ne se dopent pas, et que ce scandale ne touche pas que la Russie.

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