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France/Russie

Le réchauffement entre la France et la Russie s'accélère

A côté du président Vladimir Poutine, le ministre russe de la Défense, Sergueï Shoigu, lors d'une réunion sur les frappes russes en Syrie, le 17 novembre à Moscou.
A côté du président Vladimir Poutine, le ministre russe de la Défense, Sergueï Shoigu, lors d'une réunion sur les frappes russes en Syrie, le 17 novembre à Moscou. REUTERS/Alexei Nikolskyi/SPUTNIK/Kremlin
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les attentats qui ont frappé la France et la Russie ont amené les deux pays à infléchir leur position sur la Syrie. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, s'est dit jeudi prêt à coopérer avec la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe terroriste Etat islamique. Un infléchissement de la position russe qui correspond aussi à une évolution de la position française, depuis que le président Hollande a appelé à une coalition unique contre ce mouvement.

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Avec notre correspondante à MoscouMuriel Pomponne

Chacun avance vers l'autre sans vouloir se dédire officiellement. « Nous sommes prêts à une coopération pratique avec les pays de la coalition, et à travailler avec eux », a ainsi déclaré le chef de la diplomatie russe, qui toutefois a aussitôt ajouté que « la souveraineté de la Syrie et les prérogatives de son gouvernement devraient être respectées ».

Le ministre français des Affaires étrangères voit néanmoins dans le discours russe une ouverture, qui se concrétise sur le terrain militaire par les contacts établis jeudi entre les états-majors russes et français. Les deux chefs d'état-major, Pierre de Villiers et Valeri Guerassimov se sont entretenus pendant une heure, de la meilleure manière d'unifier leurs forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Les ministères russe et français de la Défense n'avaient pas eu d'entretien à ce niveau depuis le printemps 2014.

Sur le plan diplomatique, la Russie a réaffirmé sa volonté d'intensifier ses efforts pour mettre en oeuvre les accords conclus à Vienne, concernant la transition politique en Syrie. Mais sur ce plan, Bachar el-Assad se montre plus que réticent.

On en saura plus sur la volonté des Russes de faire fléchir les Syriens lors de la visite à Moscou, mercredi, du ministre syrien des Affaires étrangères. Une visite qui précédera de 24 heures celle de François Hollande à Moscou.

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