Royaume-Uni

Royaume-Uni: le renvoi de Mourinho de Chelsea en Une de la presse

Le club de football de Chelsea a confirmé le 17 décembre le départ de Jose Mourinho.
Le club de football de Chelsea a confirmé le 17 décembre le départ de Jose Mourinho. REUTERS/Suzanne Plunkett

En Grande Bretagne, le limogeage de José Mourinho fait couler beaucoup d’encre. L’entraîneur de Chelsea paie le début de saison catastrophique de son club, six mois à peine après avoir remporté le titre de Champion d’Angleterre. Les journaux britanniques s’avèrent très partagés sur la décision du club.

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De notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

La disgrâce de celui qui s’était auto-proclamé « the special one » est abondamment commentée : les pages « sports » des journaux racontent la façon très cavalière dont José Mourinho a été remercié. Après le repas de Noël partagé avec les joueurs, l’entraîneur s’est vu signifier la fin de son contrat à Chelsea en cinq minutes.

« Pas si spécial finalement », titre le Daily Telegraph. Pour les commentateurs son altercation très publique avec la kiné Eva Carneiro suivie de l’éviction brutale aux accents machistes du jeune médecin a marqué le début de la fin. Beaucoup estiment aussi que c’est la méthode Mourinho qui est en cause. Pour The Independent, l’entraîneur a toujours privilégié la confrontation avec ses joueurs mais cette fois plutôt que de les galvaniser il les a montés contre lui et le journal se demande si cette approche conflictuelle n’est pas aujourd’hui dépassée.

Mais l’un des éditorialistes du tabloïd Daily Mailne cache pas, lui, son dépit. Pour lui, le limogeage de José Mourinho est carrément la « pire décision dans l’histoire du football ». Et le journaliste de rappeler les faits d’armes de l’entraîneur portugais qui en 12 ans de carrière a remporté pas moins de 21 trophées. Et si son éditorial concède l’arrogance et l’ego surdimensionné de José Mourinho, il conclut avec amertume : « Honte à Chelsea, plutôt que de s’en prendre à Mourinho, le club aurait dû le laisser virer de petits joueurs déloyaux qui se sont comportés comme des prima donna ».

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