Suisse

Suisse: les réfugiés contraints de participer aux frais d'asile

Les demandeurs d'asile en Suisse doivent remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1000 francs suisses (913 euros) à leur arrivée sur le territoire helvétique.
Les demandeurs d'asile en Suisse doivent remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1000 francs suisses (913 euros) à leur arrivée sur le territoire helvétique. Getty Images/altrendo images

L'attitude du Danemark spoliant les réfugies fait débat alors que la Suisse pratique des mesures similaires voire plus graves encore depuis des années. Les révélations de la presse locale font scandale.

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Avec  notre correspondant à Genève,  Laurent Mossu

Aux termes de la loi en vigueur depuis de nombreuses années, les réfugiés sont contraints de participer aux frais d’asile en Suisse.

Ils doivent ainsi remettre aux autorités toute somme supérieure à 1 000 francs suisses  - quelque 900 euros - en leur possession à leur arrivée dans le pays. L’argent leur est restitué s’ils quittent le territoire helvétique dans les sept mois. Sinon il est confisqué à tout jamais, censé compenser les dépenses occasionnées par leur séjour.

Cette pratique fait d‘autant plus polémique qu’une taxe frappe de plus les réfugiés qui se sont intégrés et exercent une activité lucrative. Un prélèvement de 10% est effectué alors sur leur salaire.

L’an dernier ce sont quelque 200 000 francs qui ont été perçus auprès des 112 réfugiés arrivés en Suisse avec leurs économies. Au-delà de ces sommes modiques, c’est le principe même de l’opération qui est débattu et divise l’opinion.

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