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UE

Terrorisme: Cazeneuve veut la guerre contre les vrais-faux passeports

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a promis «une pression considérable» pour que l'Europe s'organise face au terrorisme.
Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a promis «une pression considérable» pour que l'Europe s'organise face au terrorisme. AFP/FLORIAN DAVID
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le premier Conseil des ministres européens de l'Intérieur de l'année, ce lundi, est aussi le premier sous la nouvelle présidence néerlandaise de l'Union. Il se tient donc à Amsterdam. Au programme, la lutte contre le terrorisme. Après les attentats du 13 novembre, les Européens se sont mis d'accord pour la création d'un fichier des passagers des compagnies aériennes et l'instauration de contrôles systématiques de toutes les personnes entrant sur le territoire de l'UE. Des mesures visant à mieux contrôler les déplacements au sein de l'espace communautaire. Mais plusieurs pays, la France en tête, veulent aller plus loin.

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Avec notre envoyé spécial à Amsterdam, Guilhem Delteil

Bernard Cazeneuve promet de « mettre une pression considérable » sur ses partenaires européens. La priorité du ministre français de l'Intérieur sera la lutte contre les vrais-faux passeports syriens. Ces passeports souvent volés et trafiqués par l'organisation Etat islamique, comme ceux retrouvés sur deux des kamikazes des attentats du 13 novembre.

Fichier Interpol des documents volés

Pour cela, le ministre français veut que l'Union européenne impose pour chaque détenteur de passeport syrien ou irakien entrant sur le territoire communautaire une consultation systématique du fichier d'Interpol consacré aux documents de voyage volés. Mais cette base de données est alimentée par les Etats et la Syrie communique peu les numéros de ses passeports ayant disparu.

Détecter les faux documents

Bernard Cazeneuve veut donc, en complément, le déploiement dans les hotspots, ces centres par lesquels doivent transiter les migrants entrant en Europe, d'une brigade européenne spécialisée dans la détection de ces faux documents. Mais l'envoi de garde-frontières européens est dénoncé par la Grèce et l'Italie comme une atteinte à leur souveraineté.

Partage des informations

Enfin, le ministre français veut obtenir de ses partenaires un plus grand partage des informations. Mais là aussi, il y a des récalcitrants parmi les Vingt-Huit. Alors Bernard Cazeneuve arrivera-t-il à faire bouger les lignes ? A sa détermination, il ajoute de la fermeté : pour lui, « cet agenda n'est pas négociable ».

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