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Russie / Norvège

La Norvège ne veut pas des réfugiés passés par la Russie

Centre d'accueil pour réfugiés syriens à Naerboe en Norvège, le 19 janvier 2016.
Centre d'accueil pour réfugiés syriens à Naerboe en Norvège, le 19 janvier 2016. REUTERS/Gwladys Fouche
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le vélo est le moyen utilisé depuis quelques mois par les demandeurs d'asile qui gagnent l'Europe en franchissant la frontière entre la Russie et la Norvège. Il faut en effet obligatoirement un véhicule pour passer cette frontière dans le Grand Nord, au-delà du cercle polaire. En dépit des difficultés, ils sont plus de 5 500 à avoir choisi cette route pour entrer dans l'espace Schengen. Mais la Norvège ferme ses portes, et a décidé de renvoyer en Russie les demandeurs d'asile qui ont transité par le territoire russe. Une décision contre laquelle s'élève l'association Human Rights Watch qui estime que la Russie n'est pas un pays sûr pour les réfugiés.

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Avec notre correspondante à MoscouMuriel Pomponne

La route du nord est en train de se fermer. Depuis novembre, la Norvège n'examine plus les dossiers des demandeurs d'asile en provenance de Russie.

Au terme d'une procédure accélérée, sans examen du dossier, ils peuvent être refoulés. Car pour l'ambassadeur de Norvège à Moscou, « la Russie est un pays globalement sûr ».

Une affirmation avec laquelle Tanya Lokchina de Human Rights Watch n'est pas d'accord : « Que la Norvège ait introduit cette procédure accélérée nous parait particulièrement étrange, dans la mesure où l'autorité norvégienne chargée des migrants, ainsi que le Haut commissariat pour les réfugiés, ont eux-mêmes dénoncé les imperfections du système migratoire russe, et le fait que, d'une façon générale, la Russie n'est pas un pays sûr, pour les gens qui cherchent à obtenir le statut de réfugié ».

D'après les Norvégiens, 250 personnes ont déjà été renvoyées en Russie, dont 13 en janvier. Mais les renvois ont été suspendus, car les Russes refusent de reprendre les détenteurs d'un visa simple entrée. Oslo et Moscou sont donc en train de négocier.

Pour les ONG , le problème est que Moscou ne donne le statut de réfugié qu'au compte-goutte. La plupart des demandeurs d'asile se retrouvent donc sans papiers, à l'image de ces deux Yéménites renvoyés de Norvège alors que leur visa expirait quelques heures plus tard. Ils ont été condamnés à une amende, et à quitter le pays. Une situation sans issue.

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