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Turquie / Allemagne

Réfugiés syriens: Ankara et Berlin veulent faire intervenir l’Otan

A Ankara, Angela Merkel et Ahmet Davutoglu ont promis de multiplier les efforts conjoints, le 8 février 2016.
A Ankara, Angela Merkel et Ahmet Davutoglu ont promis de multiplier les efforts conjoints, le 8 février 2016. REUTERS/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Angela Merkel a effectué ce lundi 8 février 2016 une visite à Ankara axée sur la question des réfugiés. Les autorités turques et la chancelière allemande ont convenu de faire appel à l'Otan pour surveiller les frontières. En revanche, rien de bien concret sur le sort des 30 000 réfugiés bloqués en Syrie, aux portes de la Turquie.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

Devant la chancelière allemande, le Premier ministre turc a mis en garde : la Turquie ne peut pas porter seul le poids de cette crise des réfugiés. Ankara ouvrira ses portes aux 30 000 réfugiés syriens bloqués à sa frontière seulement quand cela « sera nécessaire », a répété Ahmet Davutoglu, comme l’avait déclaré samedi le président Recep Tayyip Erdogan.

En revanche, Angela Merkel a insisté sur l'utilisation des 3 milliards d'euros versé à Ankara par l'Union européenne, pour améliorer les conditions des réfugiés déjà en Turquie : ce sont des fonds qui doivent donner des résultats très concrets, a souligné la chancelière allemande. Le Premier ministre Davutoglu a promis la publication la semaine prochaine, d'une première série de mesures qui seront prises avec les fonds européens.

On a également annoncé que l'OTAN serait sollicité pour participer à la surveillance des frontières, afin de soutenir les garde-côtes turcs et l'agence Frontex notamment au large de la mer Egée. Bref une visite d'Angela Merkel qui a porté davantage sur le ralentissement du flux de réfugiés vers l'Europe que sur la crise actuelle des réfugiés syriens...ce qui a été plus ou moins bien reçu ici.

Certains membres du gouvernement ont d'ailleurs critiqué ce qu'ils appellent un « double standard » européen, en demandant à la Turquie d'ouvrir ses portes tout en voulant fermer celles de l'Europe. Le vice-Premier ministre turc accuse l'Europe de prendre les Turcs pour des idiots.


Une situation humanitaire préoccupante

Massimiliano Rebaudengo, chef de mission de Médecins sans frontières :

« La situation est très critique. On a 23 000 personnes qui sont arrivées près de la frontière. Elles essaient de se loger comme elles peuvent dans des camps improvisés. Des tentes, des couvertures et des matelas leur ont été distribués par plusieurs organisations, et notamment MSF. La situation humanitaire est très critique parce qu’il n’y a pas d’espace, pas assez d’abris, de tentes. Beaucoup de gens dorment encore sans pouvoir se protéger de la pluie et du froid. »

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