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Turquie

Turquie: attentat à la voiture piégée contre des véhicules militaires

Les pompiers s'affairent autour de l'incendie causé par l'explosion d'un véhicule militaire à Ankara, le 17 février 2016.
Les pompiers s'affairent autour de l'incendie causé par l'explosion d'un véhicule militaire à Ankara, le 17 février 2016. REUTERS/Ihlas News Agency
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au moins vingt-huit personnes ont été tuées et soixante et une autres blessées mercredi soir dans le centre d'Ankara lors d'un attentat à la voiture piégée visant des véhicules militaires, a déclaré le gouverneur de la capitale turque, Mehmet Kiliçlar. Le Premier ministre Davutoglu annule sa visite à Bruxelles. Le président turc Recep Tayyip Erdogan promet de riposter. Le président français François Hollande dénonce un «odieux attentat» et adresse «son soutien et sa solidarité aux autorités turques et au peuple turc».

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Avec notre correspondant à IstanbulAlexandre Billette

L’explosion a eu lieu à quelques centaines de mètres du Parlement turc et des principaux ministères, à 18h31 (heure locale). C’est donc le quartier le plus sécurisé d’Ankara, voire de toute la Turquie, qui a été visé. La détonation a été entendue dans tout le centre-ville. On peut voir, sur les images diffusées, une immense colonne de fumée monter depuis le lieu de l’explosion.

Au moins un autobus transportant des militaires aurait été visé par une voiture piégée, selon les premières informations. Certaines agences de presse parlent même de deux, voire trois autobus qui auraient été ciblés, dans cette rue, où se trouvent justement des logements pour les militaires et leurs familles.

Le porte-parole du parti au pouvoir a déjà confirmé qu’il s’agissait d’un acte terroriste. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a annulé sa visite officielle prévue demain à Bruxelles. Les autorités turques ont immédiatement décrété, quelques minutes après l’explosion, le black-out médiatique. Les médias turcs ne sont donc officiellement plus autorisés, pour le moment, à couvrir l’attentat en direct.

Pas de revendications pour l'instant, mais deux pistes qui sont évoquées : d'abord le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, qui a rompu le cessez-le-feu l'été dernier ; autre hypothèse : le groupe Etat islamique, alors que la Turquie est directement impliquée désormais dans le conflit syrien.


Une série d'attentats depuis l'été dans un contexte de grande tension

La Turquie est sur le qui-vive depuis une série d'attentats qui ont visé son territoire depuis l'été dernier, tous attribués par les autorités turques au groupe jihadiste de l'Etat islamique (EI). Le plus meurtrier, le 10 octobre dernier, avait tué 103 personnes devant la gare centrale d'Ankara alors qu'elles se rassemblaient pour participer à une manifestation.

Le 16 janvier dernier, un attentat-suicide, également attribué à l'EI par le gouvernement turc, avait visé un groupe de voyageurs allemands dans le quartier touristique de Sultanahmet à Istanbul, tuant dix d'entre eux.

Depuis l'été dernier, la Turquie est également affectée par la reprise du conflit kurde. De violents affrontements opposent chaque jour les forces de sécurité aux partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est du pays à majorité kurde. Le PKK mène régulièrement des attaques contre des convois militaires. Le 23 décembre dernier, un groupe proche du PKK avait également tiré des obus de mortier sur le tarmac de l'aéroport Sabiha Gökçen d'Istanbul, tuant une personne et en en blessant une autre.

Les secours se pressent sur les lieux de l'explosion d'un véhicule militaire, à Ankara, le 17 février 2015.
Les secours se pressent sur les lieux de l'explosion d'un véhicule militaire, à Ankara, le 17 février 2015. REUTERS/Umit Bektas

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