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Union européenne/Turquie

Migrants: les dirigeants de l'UE ont trouvé un accord avec Ankara

Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne et Donald Tusk, le président du Conseil européen à Bruxelles, le 18 mars 2016.
Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne et Donald Tusk, le président du Conseil européen à Bruxelles, le 18 mars 2016. REUTERS/Olivier Hoslet/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est un accord crucial pour régler la crise migratoire qui vient d'être conclu ce 18 mars entre les 28 et la Turquie. Il prévoit notamment le renvoi en Turquie de tous les migrants à partir du 20 mars. Après une matinée de discussions entre Donald Tusk et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, un compromis a donc semble-t-il été trouvé.

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De notre envoyée spéciale à Bruxelles, Juliette Gheerbrant

Les tracatations ont été longues et difficiles. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a eu plusieurs entretiens avec le Conseil, dont un en bilatéral avec François Hollande. Les 28 pays membres de l'UE ont conclu vendredi un accord crucial avec Ankara au terme duquel tous les migrants arrivant dans les îles grecques à compter de dimanche seront renvoyés vers la Turquie, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk. Ce dernier a annoncé sur Twitter un « accord unanime entre tous les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et le Premier ministre turc ».

C’est l’annonce-choc de cet accord : dès dimanche, le renvoi des migrants et des réfugiés sera mis en application dès dimanche 20 mars. « Dans le respect du droit », a promis François Hollande. Cela suppose un renforcement urgent des moyens aux hotspots. La France et l’Allemagne vont mobiliser dans les heures qui viennent 200 agents Frontex et 100 autres qui s’occupent du droit d’asile.

Comme prévu, l’Europe va réinstaller des réfugiés syriens en contrepartie. Le principe du « un pour un » va donc s’appliquer. L’aide financière des 3 milliards promise à la Turquie pourra être augmentée si besoin. Elle se fera sur la base de projets précis destinés à aider les réfugiés. Les visas seront supprimés comme le voulait Ankara, si les 72 critères de Bruxelles sont remplis, dès le mois de juin. Enfin, un nouveau chapitre d’adhésion sera ouvert. Un seul. Il concerne des questions financières.

Mais la Grèce, qui a besoin d’aide, n’est pas oubliée par ce programme, souligne François Hollande. Elle doit faire face à une situation humanitaire difficile. Elle recevra 300 millions sur trois ans, qui pourront monter à 700 millions en cas de besoins.

Des officiels turcs seront présents sur les îles grecques et des officiels grecs sur les côtes de la Turquie pour la mise en œuvre de l’accord.

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