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Grèce

Après l'accord UE-Turquie, le HCR se désengage en partie des hotspots grecs

Des réfugiés de l'île de Lesbos s'apprêtent à monter à bord d'un ferry qui doit les emmener jusqu'à Kavala, dans le nord de la Grèce, dans l'un des centres d'accueil temporaire.
Des réfugiés de l'île de Lesbos s'apprêtent à monter à bord d'un ferry qui doit les emmener jusqu'à Kavala, dans le nord de la Grèce, dans l'un des centres d'accueil temporaire. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) dénonce la transformation des hotspots en centres de rétention. Et l’agence onusienne arrête de ce fait une partie de ses opérations sur les îles grecques de Lesbos et Chios.

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Depuis dimanche, avec l’entrée en vigueur de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, les migrants sont détenus dans les hotspots sans liberté de circulation jusqu’à ce que leur demande d’asile soit traitée. Le HCR, opposé à la détention forcée, a donc arrêté d’y conduire en car les migrants qui arrivent sur les côtes, comme il le faisait jusqu’à présent.

« Avant dimanche dernier [20 mars], c’était des centres d’accueil et le HCR était là pour donner de l’aide humanitaire à ces personnes et de l’appui aux autorités dans l’enregistrement de ces personnes, ainsi que des conseils sur les différentes options légales que ces personnes avaient, explique William Spindler, porte-parole du HCR à Genève. Depuis ce dimanche, ces centres sont devenus des centres fermés. Les personnes ne peuvent pas sortir. »

« Conformément à  [sa] politique », le HCR suspend donc « certaines » de ses activités, notamment le transport des migrants vers ces centres. Il va toutefois maintenir ses activités d'information et de « surveillance » pour s'assurer que les droits des réfugiés soient respectés. Son personnel restera aussi présent sur le littoral.

« Nous considérons que demander l’asile, ce n’est pas un crime, poursuit William Spindler, les personnes ne doivent pas être mises en détention sauf s’il y a des raisons d’ordre public ou de sécurité. » Et l'hummanitaire de préciser que dans le flot de migrants qui arrivent chaque jour sur les côtes grecques, on compte surtout des familles avec des enfants. « Alors nous ne pouvons pas être partie des procédures de rétention et d’expulsion des personnes qui pourraient avoir besoin de protection. »

 → A (RE)LIRE : Grèce: les réfugiés de Konitsa

Moi j'aime bien mon pays, même si je suis là je rentrerais toujours dans mon pays, mais quand on vient ici, on nous traite comme des criminels...

Au hotspot de Moria, sur l'île de Lesbos, les migrants continuent d'arriver

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