POLOGNE/MIGRANTS

La Pologne refuse des migrants après les attentats de Bruxelles

Des migrants longent une plage turque, dans la province d'Izmir, avant de se diriger vers l'île grecque de Chios.
Des migrants longent une plage turque, dans la province d'Izmir, avant de se diriger vers l'île grecque de Chios. REUTERS/Umit Bektas

Conséquence des attentats survenus mardi à Bruxelles, la Pologne est le premier pays de l'UE à déclarer officiellement qu'il ferme ses frontières aux migrants. A l'origine, Varsovie devait en accueillir 7000 selon l'accord signé par l'UE en septembre dernier. Mais les attentats de Paris en novembre et ceux de Bruxelles mardi ont changé la donne.

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Avec notre correspondant à Varsovie,  Damien Simonart

Les premiers des 7000 migrants devaient arriver en Pologne dans quelques jours maissuite aux attentats de Bruxelles, le Premier ministre Beata Szydlo fait volte-face. « Nous sommes obligés de veiller avant tout à la sécurité de nos concitoyens », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il « n'est pas possible en ce moment de dire que la Pologne est d'accord pour accepter un groupe quelconque de migrants. »

Beata Szydlo a appelé l'Europe à refuser d'accueillir « ceux qui viennent seulement pour améliorer leurs conditions de vie » et parmi lesquels figurent des terroristes.
Le Premier ministre polonais a également critiqué l'insouciance des pays de la vieille Europe qui ont accepté l'afflux de migrants et regretté que « l'UE ne tire pas de leçons de ce qui se passe. »

Même si 7000 migrants représentent peu par rapport aux 120 000 que l'UE s'est engagée à accueillir, la décision de Varsovie risque d'en amener d'autres. Les pays du groupe de Visegrad mais aussi la Roumanie et la Croatie partagent depuis le début les craintes de la Pologne.

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