Turquie

La Turquie s’attend à un 1er mai extrêmement tendu à Istanbul

Les barrières sont déjà installées ce samedi 30 avril sur la place de Taksim, à Istanbul.
Les barrières sont déjà installées ce samedi 30 avril sur la place de Taksim, à Istanbul. OZAN KOSE / AFP

La Turquie s’attend à un nouveau 1er mai marqué par la violence ce dimanche. Des dizaines de milliers de policiers ont été déployés dans les grandes villes du pays pour cette journée qui rassemble la plupart des opposants au régime islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan. Cette année, la tension est d'autant plus grande que le pays, qui connaît une vague d'attentats attribués à la rébellion kurde et aux islamistes radicaux, est en état d'alerte.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

25 000 policiers ont été mobilisés, pour la seule ville d'Istanbul, soit davantage que lors des années précédentes. Encore une fois, les autorités turques ont déployé des moyens énormes notamment pour boucler le quartier de Taksim, le lieu traditionnel de rassemblement, qui a été pour la quatrième année consécutive interdit aux manifestants. Les rues adjacentes sont bloquées par des grilles métalliques, les bars et les restaurants ont dû fermer leurs portes à minuit.

L'an dernier des combats de rues avaient fait une vingtaine de blessés et environ 200 personnes avaient été arrêtées. Cette fois-ci, la plupart des syndicats ont accepté de se réunir dans le quartier excentré de Bakirköy, un rassemblement autorisé par la préfecture d'Istanbul, ce qui ne devrait pas empêcher les affrontements entre manifestants et policiers, notamment dans les quartiers les plus marqués à gauche.

De nombreux consulats ont d'ailleurs invité leurs ressortissants à éviter le centre d'Istanbul ce dimanche.
 

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