Allemagne

Haro sur l'islam pour le parti politique allemand AfD, eurosceptique à l'origine

Frauke Petry, de l'AfD, le 1er mai 2016 à Stuttgart pendant le congrès du parti eurosceptique et anti-islam allemand.
Frauke Petry, de l'AfD, le 1er mai 2016 à Stuttgart pendant le congrès du parti eurosceptique et anti-islam allemand. REUTERS/Wolfgang Rattay

Les 2 000 délégués du mouvement politique Alternative pour l'Allemagne (AfD) ont adopté une partie de leur programme électoral, à Stuttgart ce week-end. Le cap est désormais mis sur la critique de l'islam, dans ce mouvement créé à l'origine sur le rejet de l'euro.

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Avec notre envoyée spéciale à Stuttgart,  Nathalie Versieux

Portée pendant des mois par la crise des migrants, l’AfD avait besoin de changer de stratégie pour maintenir sa popularité auprès des couches moyennes. Ce week-end à Stuttgart, le petit parti populiste, qui frôle les 15 % d’intentions de vote dans les sondages, a affirmé sa nouvelle stratégie électorale, l’anti-islamisme.

Le programme adopté ce week-end affirme ainsi que l’islam est incompatible avec la Constitution allemande, et appelle à une interdiction des minarets, de l’appel à la prière et du voile intégral.

Un mixte entre plusieurs électorats allemands

A Stuttgart, l’AfD se présente comme une alternative à la politique dominée par les néo-communistes, les sociaux-démocrates et Les Verts depuis les années 1960.

Evitant soigneusement les termes de droite ou d’extrême droite, qui sont toujours problématiques en Allemagne, l’AfD se définit comme un mélange de conservatisme moderne et de libéralisme conséquent, un grand écart qui correspond à la base du parti, libérale et fortunée à la première heure, mais plus populaire aujourd’hui.

→ À relire : L'Alternative pour l'Allemagne se réunit en congrès à Stuttgart

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