Vatican

Le pape François récompensé pour son action en faveur d'une Europe plus humaine

Le pape François au Vatican le 4 mai 2016. L'évêque de Rome a reçu vendredi 6 mai le prix Charlemagne en récompense de son engagement pour l'unification de l'Union européenne.
Le pape François au Vatican le 4 mai 2016. L'évêque de Rome a reçu vendredi 6 mai le prix Charlemagne en récompense de son engagement pour l'unification de l'Union européenne. REUTERS/Stefano Rellandini

Au Vatican, le pape François a reçu vendredi 6 mai le prix Charlemagne 2016 qui récompense chaque année une contribution exceptionnelle à l'unification européenne. L'occasion pour le chef de l'Eglise catholique d'interpeller le Vieux continent, devant un parterre des principaux dirigeants des pays membres de l'UE, et de l'inviter à ne pas fermer ses portes face à l'afflux des migrants.

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Avec notre correspondant à Rome,  Antoine-Marie Izoard

Dans le cadre majestueux de la Salle royale, somptueuse antichambre de la chapelle Sixtine, le pape François a reçu le prix Charlemagne en présence des plus hauts représentants des institutions européennes, mais aussi de la chancelière allemande Angela Merkel et de la ministre française de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. C'est un vibrant plaidoyer pour un nouvel humanisme européen qu'a lancé le premier pape non européen de l'histoire moderne de l'Eglise.

« Que t'est-il arrivée, Europe humaniste, paladin des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté ? (...) Que t'est-il arrivée, Europe mère de peuples et de nations ? » Le pape a vivement interpellé le Vieux continent, résigné et fatigué, déplorant qu'il se ferme à l'autre, à l'étranger, créant des enclos particuliers. « Les projets des Pères fondateurs, hérauts de la paix et prophètes de l'avenir, ne sont pas dépassés : ils inspirent, aujourd'hui plus que jamais, à construire des ponts et à abattre des murs », a exhorté le souverain pontife.

Le pape argentin a souhaité un élan nouveau et courageux pour le continent, rêvant d'une Europe jeune, capable d'intégrer et non d'exclure, d'armer ses enfants des armes du dialogue et de générer, en privilégiant l'attention aux jeunes. Tel Martin Luther King, le pape François a conclu son discours en faisant part de son rêve d'une Europe jeune, qui respecte la vie, les malades et les familles, la dignité des migrants - « je rêve d'une Europe où être migrant ne soit pas un délit »... Une Europe où l'on respire l'air pur de l'honnêteté, où soient promus et défendus les droits de chacun, sans oublier les devoirs envers tous, et capable d'« oser » un changement radical.

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