Union européene

Union européenne: la dette grecque est un sujet explosif en Allemagne

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, avec la chancelière Angela Merkel, le 17 juillet 2015 au Bundestag.
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, avec la chancelière Angela Merkel, le 17 juillet 2015 au Bundestag. REUTERS/Axel Schmidt

A Bruxelles, ce lundi 9 mai, les ministres des Finances de la zone euro se penchent à nouveau sur le dossier de la dette grecque pour tenter de trouver un difficile accord qui éviterait une nouvelle grave crise sur les réformes et l'aide financière au pays. Le sujet est explosif au sein de la zone euro, mais aussi au sein de la coalition allemande actuellement au pouvoir.

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Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

Wolfgang Schäuble, l’a dit et répété : pas question pour lui d’accorder à la Grèce de remise de dette. Le ministre des Finances allemand avait déjà contre lui sur ce point le Fonds monétaire international ; la directrice générale du FMI, Christine Lagarde poussant à un allègement substantiel de la dette grecque, essentiel à ses yeux pour permettre au pays de se relever sur le long terme. M. Schäuble veut à tout prix que le FMI soit associé au prochain plan de sauvetage de la Grèce qui se dessine d’ici l’été 2016. Athènes aura besoin d’un nouveau prêt pour rembourser, d’ici mi-juillet, 5 milliards d’euros de dette détenue par la Banque centrale européenne (BCE).

« Ce serait une erreur que d’étouffer le frémissement de la croissance grecque en obligeant le pays à un nouveau plan d’économie », estime de son côté aujourd’hui le ministre allemand de l’Economie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, qui s’oppose ainsi ouvertement à son confrère des Finances, Wolfgang Schäuble.

Il y a un an déjà, les deux poids lourds du cabinet Merkel s’étaient opposés sur la Grèce, Wolfgang Schäuble semblant souhaiter une sortie du pays de la zone euro, une option que Sigmar Gabriel rejetait résolument. Cette fois-ci pourtant, il semblerait que Wolfgang Schäuble soit dans l'obligation de transiger face à l’opposition des sociaux-démocrates, du FMI et de la France. « Michel Sapin (ministre français de l’économie et des finances), assure l’hebdomadaire Der Spiegel, a fait part à son collègue allemand de son désaccord sur ce point ».

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