UE / Turquie

UE: la Turquie ne remplit toujours pas les critères pour une exemption de visas

Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc (c) Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne (g) et Donald Tusk, le président du Conseil européen lors de la signature de l'accord le 18 mars 2016, à Bruxelles.
Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc (c) Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne (g) et Donald Tusk, le président du Conseil européen lors de la signature de l'accord le 18 mars 2016, à Bruxelles. REUTERS/Olivier Hoslet/Pool

Les progrès de la Turquie sont insuffisants et ne lui permettent pas de bénéficier d'une exemption de visas au sein de l'espace Schengen. Voilà ce qu'a conclu un rapport de la Commission européenne publié ce mercredi. Ankara ne respecte pas encore tous les critères que lui avait fixés l'Union européenne. Le rapport de la Commission européenne concernait aussi l'accord migratoire.

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De notre bureau à Bruxelles,

Sur le fond du problème, à savoir la question migratoire, l’accord porte ses fruits puisque le flux de migrants traversant la mer Égée pour se rendre en Grèce est désormais extrêmement réduit, il est passé de plus de 1 700 personnes par jour en mars à moins de 50 aujourd’hui.

Cependant, toutes les contreparties ne sont pas acquises. Les fonds promis seront versés dès cet été, car les Européens ont identifié des projets caritatifs en faveur des réfugiés sur le sol turc pour une enveloppe d’un milliard d’euros pour l’instant. Les renvois de clandestins de Grèce vers la Turquie ont commencé ainsi que la réinstallation en Europe de Syriens réfugiés en Turquie.

En revanche, l’exemption de visas pour les séjours de moins de trois mois de ressortissants turcs en Europe n’est pas pour tout de suite, car sur les 72 critères fixés pour y parvenir, la Turquie doit toujours satisfaire aux sept critères déjà cités lors du dernier rapport, dont celui d’une modification de sa loi sur le terrorisme, ce qu’Ankara récuse.

Parmi les autres critères figurent aussi les passeports biométriques ou la signature d’un accord avec Europol. Certains estiment qu’au lieu d’y parvenir en juin, ce serait au mieux en octobre que cette question pourrait aboutir.

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