Royaume-Uni

Référendum sur le «Brexit»: l'état des forces en présence à J-7

Sur la Tamise, ce bateau de pêche fait campagne en faveur du «Brexit» et invite les électeurs à rendre sa «grandeur» au Royaume-Uni en sortant de l'UE. Londres, le 15 juin 2016.
Sur la Tamise, ce bateau de pêche fait campagne en faveur du «Brexit» et invite les électeurs à rendre sa «grandeur» au Royaume-Uni en sortant de l'UE. Londres, le 15 juin 2016. NIKLAS HALLE'N / AFP

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent à Luxembourg ce jeudi 16 juin 2016. Au cœur de leurs discussions : une possible sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Au Royaume-Uni, le référendum sur le « Brexit » se tiendra le 23 juin, dans une semaine exactement. Les partenaires européens des Britanniques sont inquiets, car de récents sondages donnent les partisans d'une sortie de l'UE en tête.

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

A J-7 du référendum, le moral dans les deux camps ne pourrait pas être plus contrasté. Le suspense est total, avec des sondages qui ne cessent de bouger, donnant tantôt le maintien, tantôt la sortie de l'UE en tête des intentions de vote. Ainsi, ces dernières heures, c’est plutôt le camp du « Brexit » qui a le vent en poupe. D’où la très grande nervosité de leurs adversaires pro-Union européenne, voire carrément la panique.

L’état-major du « Remain » donne d’ailleurs l’impression de tester chaque jour différentes potions magiques pour tenter d’inverser la tendance et regagner l’initiative auprès d’électeurs britanniques focalisés sur l’immigration et la souveraineté de leur pays, des questions qui le disputent de plus en plus aux conséquences économiques d’un « Brexit ».

Les mises en garde sont-elles audibles ?

Les partisans du maintien se sont aperçus, un peu tard, que le problème ne venait pas seulement des jeunes, plus enclins à voter pour rester, mais manifestement peu motivés pour se rendre aux urnes. Il vient aussi de l’électorat travailliste, dont un tiers serait prêt à voter pour la sortie de leur pays de l'UE. Le camp du maintien s’est donc efforcé, depuis le début de la semaine, de laisser le devant de la scène aux différents ténors du Parti travailliste.

Ce jeudi, les leaders travaillistes de 10 grandes villes, dont Birmingham, Cardiff et Glasgow, ont signé une lettre pour prévenir qu’une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne constituerait une grave menace pour leurs économies locales. Une énième mise en garde, après celles - nombreuses - du ministre des Finances, George Osborne, qui risque de voir les Britanniques se lasser face à cette vision d’Apocalypse.

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