Grèce / ONU

Ban Ki-moon en Grèce: «La détention des migrants n'est pas la solution»

Alexis Tsipras aidant Ban Ki-moon à enfiler un gilet de sauvetage, à Athènes, le 18 juin 2016.
Alexis Tsipras aidant Ban Ki-moon à enfiler un gilet de sauvetage, à Athènes, le 18 juin 2016. REUTERS/Costas Baltas/Intimenews

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré samedi après-midi à Lesbos que « la détention » en Grèce des migrants arrivés depuis l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie, le 20 mars, « devrait cesser immédiatement ». Dans la matinée, il a rencontré le Premier ministre grec à Athènes. A la suite de leur discussion, Alexis Tsipras a appelé à continuer à appliquer l'accord Union européenne-Turquie qui permet le renvoi de réfugiés dans ce pays.

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C'est un cadeau symbolique. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a offert un des nombreux gilets de sauvetage retrouvés sur les côtes grecques à Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, rapporte notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

« J'offre cet outil vital pour des milliers de personnes qui ont traversé la mer Egée pour arriver sur les îles grecques, avec l'espoir que l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, qui a permis de réduire les flux, soit maintenu », a notamment déclaré Alexis Tsipras.

Selon le Premier ministre grec, depuis la signature de cet accord mi-mars, le nombre d'arrivées quotidiennes est désormais très bas alors qu'il s'élevait à près de 7 000 à 8 000 personnes par jour en novembre. Il a salué la création en contrepartie d'une route légale pour les réfugiés syriens de la Turquie vers l'Union européenne, même si en réalité seules 511 personnes ont pu en bénéficier jusqu'ici. « Ça, c'est peut-être une des priorité que nous devons fixer, que ce petit chemin devienne un boulevard dans les prochains temps », a ajouté Alexis Tsipras. 

La détention des migrants « devrait cesser immédiatement » dit Ban Ki-moon

Les réfugiés appellent Ban Ki-moon à l'aide, dans le camp de Kara Tepe, dans l'île de Lesbos, en Grèce, lors de la visite du secrétaire général des Nations unies, le 18 juin 2016.
Les réfugiés appellent Ban Ki-moon à l'aide, dans le camp de Kara Tepe, dans l'île de Lesbos, en Grèce, lors de la visite du secrétaire général des Nations unies, le 18 juin 2016. Intimenews/Manolis Lagoutaris/via REUTERS


Ban Ki-moon a salué le travail de la Grèce. Le secrétaire général des Nations unies a déclaré que « la détention » en Grèce des migrants arrivés depuis l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie, le 20 mars, « n'est pas la solution, elle devrait cesser immédiatement ». Il s'exprimait après avoir visité les deux camps de l'île de Lesbos, qui accueillent quelque 3 400 personnes, la plupart retenues avant un probable renvoi en Turquie - aux termes de l'accord UE-Turquie.

Ban Ki-moon a reconnu « les difficultés » face à la crise migratoire, mais a exhorté le monde à « relever les défis » de la migration, estimant qu'il en a « les moyens, la capacité et le devoir ». « La communauté internationale doit faire davantage pour résoudre les conflits et régler les problèmes qui causent tant de souffrances », a-t-il souligné. 

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