Italie / Politique

Italie: Chiara Appendino, la surprise du Mouvement 5 étoiles pour Turin

Chiara Appendino, membre du Mouvement 5 étoiles, a été élue maire de Turin, le 20 juin 2016.
Chiara Appendino, membre du Mouvement 5 étoiles, a été élue maire de Turin, le 20 juin 2016. AFP/MARCO Bertorello
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A tout juste 32 ans, Chiara Appendino, membre Mouvement 5 étoiles de Beppe Brillo mais novice en politique, a réussi l'exploit de remporter la mairie de Turin face au maire sortant, pourtant en tête au premier tour. Portrait d'une très jeune femme, dont le fait d'armes oblige désormais le Parti démocrate de Matteo Renzi à remettre en question son fonctionnement.

Publicité

Avec notre correspondante à RomeAnne Le Nir

Militante au sein du Mouvement 5 étoiles depuis 2010, Chiara Appendino est une brune pimpante aux yeux bleu océan, mariée et mère d’un enfant de 6 mois. Elle est issue d’une famille de la bourgeoisie piémontaise.

Chiara Appendino était vice-présidente de la commission Budget du conseil municipal de la ville de Turin depuis 2011, un secteur qu’elle connaît bien pour avoir été responsable du contrôle de gestion de l’entreprise dirigée par son père.

Un profil de manager

Diplômée de l’université Bocconi de Milan et trilingue, elle compte parmi ses premiers jobs un stage au sein du club de football de la Juventus de Turin, où elle s’est ensuite occupée de planification financière. Un profil de manager en somme.

Mais les qualités humaines de Chiara Appendino sont également appréciées : sympathie, simplicité, dynamisme, passion pour l’innovation sont les atouts qui ont séduit ses électeurs de droite ou de gauche.

L’une de ses priorités sera de favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat, notamment en créant des fonds spéciaux grâce à une réduction de 30 % des dépenses dans la politique locale.

Turin, une ville symbole

Pour Matteo Renzi, la perte de cette ville est un coup aussi dur que la perte de Rome. Les résultats de ces élections montrent que la lune de miel entre le gouvernement et les électeurs italiens est terminée. Ce scrutin oblige le Parti démocrate à remettre profondément en question son fonctionnement.

C’est vital pour Matteo Renzi, qui estime que le référendum sur sa réforme constitutionnelle, qui se tiendra début octobre, est la mère de toutes les batailles politiques. Il s’est engagé à démissionner en cas d’échec. Il a donc moins de quatre mois pour remonter la pente.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail