Union européenne / Brexit

Brexit: l’axe franco-allemand est solide, mais tout n’est pas si limpide

Officiellement, l’axe franco-allemand est solide, mais tout n’est pas si limpide.
Officiellement, l’axe franco-allemand est solide, mais tout n’est pas si limpide. REUTERS/Gonzalo Fuentes

J-1 avant un sommet européen entièrement consacré au Brexit et à ses conséquences, Angela Merkel doit recevoir le président du Conseil européen, le président français et le chef du gouvernement italien. Avant ces discussions, la chancelière et François Hollande se sont parlé dimanche 26 juin. Officiellement, l’axe franco-allemand est solide, mais tout n’est pas si limpide.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

Malgré ce qu’on disait dimanche soir dans l’entourage du président français, les interrogations sont toutefois de mise en ce qui concerne les points de vue français et allemand sur les conséquences à donner au référendum de sortie de l’Union en Grande-Bretagne.

Contrairement à Paris, Angela Merkel ne veut pas mettre Londres sous pression pour un début rapide des négociations sur le Brexit. La chancelière a une position plutôt conciliante sur les futures relations entre la Grande-Bretagne sortie de l’Union européenne et cette même Union européenne, pour ne pas brusquer un allié traditionnel.

Ailleurs nombreux sont ceux qui réclament une intégration supplémentaire de l’Europe. Angela Merkel se montre, elle sceptique à l’égard de telles réformes institutionnelles. Surtout si en matière économique et financière, ces réformes impliquaient des politiques communes pour lesquelles Berlin devrait payer pour ses partenaires.

Des critiques ouvertes de Paris et Rome

Puis Paris et Rome émettent des critiques plus ou moins ouvertes. Hier, Matteo Renzi a affirmé dans une interview que la politique d’austérité en Europe symbolisée par Angela Merkel a peu de chance de l’enthousiasmer.

Si l’accord complet franco-allemand mis en avant par l’entourage de François Hollande hier soir a lieu ou existe d’après Paris, il ne faut pas oublier que c’est Angela Merkel qui a convié Matteo Renzi ce soir; Berlin s’interrogeant sur l’impact d’initiative franco-allemande avec un partenaire français actuellement affaibli.

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