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Sommet de l'Otan à Varsovie: des bataillons en Pologne et dans les pays baltes

Le président polonais Andrzej Duda lors du sommet de l'Otan à Varsovie, le 8 juillet 2016.
Le président polonais Andrzej Duda lors du sommet de l'Otan à Varsovie, le 8 juillet 2016. REUTERS/Kacper Pempel
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le sommet de l'Otan, a débuté vendredi matin à Varsovie, en Pologne. Un sommet marqué par des crispations au sujet de Moscou. Nombre de pays de l'Otan, notamment en Europe de l'Est, voient la Russie comme une menace et l'accusent notamment d'avoir annexé la Crimée en mars 2014. Après la réunion du Conseil ce vendredi après-midi, l'Alliance a confirmé le déploiement de quatre bataillons multinationaux en Pologne et dans les pays baltes. Les 28 chefs d'Etats se sont retrouvés ce vendredi soir, le 8 juillet, pour un dîner de travail.

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Les chefs d’Etats et de gouvernements ont dîné ce vendredi soir dans la grande salle de bal qui avait vu la naissance du pacte de Varsovie en 1955 entre l’URSS et les pays satellites, au cœur du palais Koniecpolski, siège officiel de la présidence. Les vingt-huit dirigeants assis autour d’une même table, sans leurs conseillers, pour des discussions directes. Des discussions autour de la sécurité de l’Europe du Nord et de l’Est.

Avant de venir à Varsovie ce vendredi matin, le président français François Hollande s’est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, avec l’objectif de débloquer les accords de Minsk pour trouver une solution durable dans l’est de l’Ukraine, rapporte notre envoyé spécial à Varsovie, Olivier Fourt.

3 000 à 4 000 soldats

L’Otan, qui avait manqué de réactivité durant l’épisode de la Crimée, en a tiré les leçons, dit-on à Varsovie, avec des bataillons pré-positionnés dans les pays baltes et en Pologne. Des pays qui sont directement au contact avec la Russie, des pays qui sont partisans d’une ligne dure vis-à-vis de Vladimir Poutine. L'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne soupçonnent les Russes de vouloir déstabiliser leurs gouvernements pro-occidentaux. Ces pays vont donc bénéficier du déploiement de quatre bataillons de l'Otan, soit 3 000 à 4 000 hommes au total.

« Nous avons décidé de renforcer notre présence militaire dans la partie Est de l’Alliance. Je suis heureux d’annoncer que le Canada sera la nation-cadre pour la Lettonie, l’Allemagne va diriger le bataillon en Lituanie, le Royaume-Uni va commander en Estonie et les Etats-Unis vont servir en tant que nation-cadre en Pologne », a détaillé le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

La France va participer modestement à la sécurisation de ces pays en envoyant, en 2017, 150 hommes en Estonie auprès des 500 Britanniques qui devraient être déployés là-bas, puis en 2018 en Lituanie cette fois-ci auprès d’unités allemandes. Enfin, cet été la France prendra son tour de garde au-dessus de la Baltique pour faire respecter l’espace aérien des pays baltes avec ses Mirage 2000 dans le cadre de l’Otan.

Dans un même temps, Barack Obama a annoncé le déploiement de 1 000 soldats américains en Pologne dans le cadre du renforcement du flanc oriental de l'Otan face à la Russie.

Cybersécurité

Par ailleurs, l'Union européenne et l'Otan souhaitent se préparer ensemble à contrer les conflits dits « hybrides », c'est-à-dire combinant moyens militaires et leviers d' « d'influences » – réseaux sociaux, propagande. Pour cela, les deux entités ont également promis de se rapprocher dans le domaine de la cybersécurité et de la cyberdéfense, des communications, et de l'échange d'information. L'Europe compte d'ailleurs consacrer 1,8 milliard d'euros à sa cyberdéfense d'ici 2020.

Parfois, on a l'impression que nous vivons sur deux planètes différentes alors que nos quartiers généraux sont tous les deux à Bruxelles.

Au sommet de l'Otan à Varsovie

A (RE)LIRE → L’Otan perçue comme une menace par la Russie

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