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Otan/Défense

Sommet de l'Otan: une Alliance vigilante et unie

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, en conférence de presse à Varsovie, le 9 juillet 2016.
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, en conférence de presse à Varsovie, le 9 juillet 2016. REUTERS/Kacper Pempel
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'Alliance atlantique s'est affichée vigilante et unie lors de son sommet de ce vendredi 8 et samedi 9 juillet à Varsovie. Les 28 Etats membres ont prôné un mélange de dialogue et de fermeté à l'égard de la Russie, dont l'attitude inquiète les pays de l'Est.

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C’est un sommet sans grande surprise qui s’est terminé à Varsovie. Tout était déjà presque écrit avant que la rencontre ne commence.

Dès le début le secrétaire général a tenté de dissiper les malentendus, rapporte notre envoyé spécial à Varsovie Olivier Fourt. « La Guerre froide fait partie du passé, nous devons discuter avec la Russie », a déclaré le secrétaire général, Jens Stoltenberg. Pour François Hollande, la Russie n’est ni « une menace », « ni adversaire ». Et d’ajouter : « C'est la fermeté qui permet le dialogue et c'est le dialogue qui permet ensuite de trouver des solutions. »

Un geste politique

Les pays de l’est de l’Europe auront obtenu le déploiement de 4 000 hommes par rotation dans la durée. C’est avant tout un geste politique, pas forcément militaire, commente-t-on côté français.

En juin dernier, cette mesure avait été annoncée à la ministérielle de l’Otan. En revanche, le Brexit s’est invité à Varsovie. Le président américain a plaidé pour « une solution rapide ». L’Otan et l’UE vont coopérer davantage dans l’espace cyber et maritime en Méditerranée, conclut le secrétaire de l’Alliance.

Alors que l’Europe voit partir un pays représentant un quart des dépenses de défenses de l’Union, la France devient la seule puissance nucléaire de l’UE. L’hexagone ne s’est pas opposé au bouclier antimissile de l’Otan, même si il souhaite un contrôle politique partagé d’un « outil stratégique » aux mains des Etats-Unis.

Nouvelle stratégie maritime

L’Alliance atlantique muscle sa présence en Méditerranée : elle va venir soutenir l’opération européenne « Sophia » de lutte contre les réseaux de passeurs et de trafiquants au large de la Libye. Elle pourrait fournir des bateaux, mais aussi des drones ou des avions de détection.

Depuis 2001, les navires sous pavillons de l’Otan intervenaient dans le cadre d’une force anti-terroriste lancée après les attentats du 11-septembre. Cette force va se transformer pour devenir la mission « Sea Guardian », une mission très large qui pourra aller des simples patrouilles en mer jusqu’à l’interdiction de zone, c’est-à-dire l’usage de la force en mer pour empêcher l’accès des certaines eaux à une marine adverse.

L’Otan peut revoir son organisation, car elle met fin à sa mission dans la Corne l’Afrique contre les pirates somaliens. « Ocean Shield » prendra fin en 2016, libérant ainsi des navires et équipages.


Vu d'Ukraine : l'inquiétude de Kiev

Avec notre correspondant à KievSébastien Gobert

« L’Ukraine a reçu tout le soutien qu’elle pouvait espérer obtenir ». Le président Petro Porochenko a martelé son message triomphal à l’issue du sommet de Varsovie. Le chef de l’Etat a signé un paquet d’assistance technique certes très ambitieux, qui va du soutien logistique à la formation à la cyber-défense. Mais les discours de l’Otan d’apaisement et de dialogue avec Moscou inquiètent à Kiev.

Le commentaire de François Hollande, en ont enragé plus d’un. Ici, on rappelle que la Crimée est toujours annexée et occupée, et le Donbass toujours en proie à un conflit meurtrier soutenu par la Russie. Non seulement les Ukrainiens craignent que les sanctions occidentales contre Moscou soient allégées sous peu. Mais en plus, ils n’ont pas obtenu de promesse d’envoi d’une mission internationale de maintien de la paix, comme certains l’espéraient.

Au lieu de rassurer les Ukrainiens, le sommet de l’Otan a donc au contraire ravivé de nombreuses craintes. D’autant que Kiev n’a reçu aucune perspective d’adhésion à l’Alliance Atlantique, qui est aujourd’hui soutenue à plus de 75% par les Ukrainiens.

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