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Italie

Accident ferroviaire meurtrier dans le sud de l’Italie

Les secours sur le site de l'accident, où deux trains sont entrés en collision, le 12 juillet.
Les secours sur le site de l'accident, où deux trains sont entrés en collision, le 12 juillet. REUTERS/Alessandro Garofalo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Une collision ferroviaire a eu lieu ce mardi 12 juillet dans la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie. Au moins 25 personnes ont perdu la vie. Deux trains se sont percutés frontalement. Les autorités dénombrent une cinquantaine de blessés dont plusieurs sont dans un état grave. Une commission d'enquête a été ouverte pour déterminer les causes de cet accident.  

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Tout au long de la nuit, dans la campagne entre Corato et Andria, à une cinquantaine de kilomètres de Bari, 200 pompiers et secouristes, accompagnés de chiens renifleurs, ont œuvré sans relâche. Portés par l'espoir de trouver encore des survivants, sous les montagnes de ferraille et morceaux de tôle ondulée, éparpillés dans les champs bordés d'oliviers, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

Le drame est survenu mardi vers 11h30 locales sur la ligne Bari Nord dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie. Le choc a été frontal. Le tronçon où a eu lieu l'accident ne compte qu'une seule voie. Les deux trains étaient lancés à 100 km à l'heure. L'un des deux trains venait de sortir d'un virage, les conducteurs n'ont donc peut-être même pas eu le temps de freiner.

Un face à face mortel qui a pulvérisé les deux locomotives, encastré les wagons suivants les uns dans les autres, et fait de ces deux petits trains de quatre wagons, un amas de tôle. Seul un des derniers wagons est resté intact.

« Je suis vivante, par miracle »

Témoignage d'une jeune rescapée hospitalisée à Bari. « Je me souviens d'un terrible choc, d'hurlements et de cadavres, ce que je ne souhaite à personne de voir. Savoir que je suis vivante, par miracle, uniquement parce que j'étais dans la dernière voiture, ce n'est vraiment pas un soulagement ».

Des dizaines de véhicules de secours, des ambulances, des forces de l’ordre et des pompiers ont été dépêchés sur place, sous un soleil de plomb. Une salle d’opération a même été installée à Bari, la ville la plus proche du drame. Difficile de savoir combien de passagers voyageaient sur cette ligne très empruntée des pendulaires et des touristes en visite dans le talon de la botte italienne.

Les circonstances de l’accident ne sont pas claires pour le moment. Ferrotramviaria, la compagnie privée qui gère cette ligne, a pour l'instant indiqué qu'un des deux trains n'aurait pas dû se trouver là. Alors est-il parti en retard ? N'a-t-il pas respecté un feu ? Est-ce une erreur technique ou humaine ?

Arrivé dans les Pouilles pour se recueillir sur le lieu de la catastrophe et ensuite présider une réunion d'urgence, avec les autorités locales, le chef du gouvernement Matteo Renzi a promis que tout serait mis en œuvre pour en comprendre les raisons. « Nous ne nous arrêterons pas tant que toute la lumière ne sera pas faite. Maintenant, c’est le moment des larmes et il faut en premier lieu récupérer les victimes et les blessés », a déclaré M. Renzi depuis Milan, avant d’annoncer son retour anticipé dans la capitale.

Je tenais, avant tout à exprimer mes condoléances aux familles mais aussi, l'obligation que nous avons de comprendre ce qui s'est passé et de savoir qui sont les responsables de cet accident. C'est une affaire sur laquelle toute la lumière doit être faite et nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas obtenu une explication claire sur ce qui est advenu.

Matteo Renzi

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