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Royaume-Uni

Royaume-Uni: Boris Johnson, en route vers le ministère des Affaires étrangères

Boris Johnson, fraîchement nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Theresa May, à Londres le 6 juillet 2016.
Boris Johnson, fraîchement nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Theresa May, à Londres le 6 juillet 2016. REUTERS/Peter Nicholls
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Trois semaines après le choc du Brexit, Theresa May a officiellement pris ses fonctions de Premier ministre mercredi 13 juillet, suite à la démission de David Cameron. La nouvelle chef de l’exécutif a constitué son équipe, avec une surprise : la nomination de Boris Johnson. Chef des pro-Brexit pendant la campagne, il investit le ministère des Affaires étrangères.

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Véritable passionaria du camp du Brexit durant la campagne référendaire, Boris Johnson, qui avait des vues sur le poste de Premier ministre, a finalement dû renoncer à ses ambitions après avoir été trahi par son allié Michael Gove qui s’est présenté contre lui, rappelle de notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

Malgré le peu d’amitié entre Boris Johnson et Theresa May, la nouvelle dirigeante a cependant préféré lui offrir son premier poste au sein d'un gouvernement : ministre des Affaires étrangères. Cette concession de poids aux partisans du Brexit devrait les rassurer. Peut-être une façon aussi, pour Theresa May, de l’avoir à l’œil et sous contrôle à l’intérieur de son cabinet.

Une liste de provocations

Dans les rues de la capitale britannique, c’est la surprise. L’ancien maire de Londres est plus connu pour ses provocations, et ses bévues très médiatisées, que pour utiliser un langage pesé et policé. Au compteur de Boris Johnson, de nombreuses déclarations tonitruantes en effet.

Il est notamment l’auteur d’un poème d’insultes au président turc, et a fait des déclarations teintées de racisme sur Barack Obama, lorsque le président américain était venu à Londres pour tenter de convaincre les Britanniques de voter pour rester dans l’Union européenne (UE). Il a aussi qualifié la politique fiscale de François Hollande de pire tyrannie depuis la révolution de 1789.

Champ d'action limité

Boris Johnson s’est fait un nom quand il était journaliste en poste à Bruxelles : il n’hésitait pas, déjà, à critiquer l'UE. Depuis, il ne s'est pas arrêté. Lors de la campagne du référendum du 23 juin dernier au Royaume-Uni, il a même comparé les buts de l'UE avec les visées d'Adolf Hitler et de Napoléon.

Son rôle dans les négociations sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'Union devrait toutefois être limité. Et pour cause : Theresa May a nommé David Davis, un ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, à la tête d'un ministère qui lui sera entièrement dédié.

David Davis sera chargé de « la sortie de l'Union européenne », dit exactement l’intitulé. L'ancien ministre chargé des Affaires européennes est lui aussi un fervent partisan du Brexit, mais on n’en sait pas vraiment plus sur ce que sera la tâche la plus difficile de ce nouveau gouvernement.


■ Attributions : Theresa May n’a pas perdu de temps

Philip Hammond devient ministre des Finances et numéro deux du gouvernement britannique. Le nouveau chancelier de l'Échiquier, âgé de 60 ans, succède ainsi à George Osborne.

Purement et simplement remercié, George Osborne se retrouve désavoué, alors qu'il se rêvait, il y a encore quelques mois, en Premier ministre. Il paie son engagement total dans le camp du maintien dans l'UE.

Une première femme fait son entrée dans un cabinet qu’on nous promet plus équilibré que jamais : Amber Rudd, ex-secrétaire d’état à l’Energie, se voit promue au Home Office, le ministère de l’Intérieur à la tête duquel Theresa May est restée six ans.

→ À relire : Investie Premier ministre, Theresa May promet de relever le défi du Brexit

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