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Turquie

Turquie: 11 putschistes accusés d'avoir attaqué l'hôtel d'Erdogan capturés

Le président turc Recep Tayyip Erdogan passait des vacances en famille dans la station balnéaire de Marmaris quand la tentative de putsch a eu lieu.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan passait des vacances en famille dans la station balnéaire de Marmaris quand la tentative de putsch a eu lieu. REUTERS/Umit Bektas TPX IMAGES OF THE DAY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Onze soldats accusés d'avoir fait partie du commando ayant attaqué l'hôtel de Marmaris (ouest) où se trouvait le président turc Recep Tayyip Erdogan la nuit du putsch manqué ont été arrêtés, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur.

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En cavale depuis un peu plus de deux semaines, les 11 militaires, accusés d'avoir attaqué l'hôtel où se trouvait le président turc Recep Tayyip Erdogan la nuit du putsch manqué, ont été capturés dans la nuit de dimanche à lundi après que des villageois chassant le sanglier dans la région de Ula, près de Marmaris, eurent dénoncé leur présence à l'armée.

Celle-ci a utilisé drones et hélicoptères pour les localiser avant de lancer une opération pour les arrêter, a ajouté le ministère de l'Intérieur en précisant que des coups de feu ont été échangés lors de l'opération qui s'est terminée ce lundi matin. Les soldats ont été placés en détention préventive après leur arrestation.

Le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a précisé lundi lors d'une conférence de presse qu'un soldat de ce commando était encore en fuite. Auparavant un responsable turc avait affirmé que tous les membres du commando avaient été capturés. L'agence de presse officielle turque Anadolu a indiqué que 37 militaires faisaient partie du commando ayant attaqué l’hôtel où se trouvait le président turc. Certains d'entre eux avaient été appréhendés une dizaine de jours après le putsch lors d'un contrôle routier.

Le président Erdogan passait des vacances en famille dans la station balnéaire de Marmaris quand a eu lieu la tentative de putsch menée par une faction de l'armée. Il avait pu quitter son hôtel avant qu'il ne soit attaqué et se rendre à Istanbul en pleine nuit, où il avait été accueilli par une foule de sympathisants.

Première rencontre de haut niveau avec les Etats-Unis depuis le putsch

Le Premier ministre et de hauts responsables militaires turcs doivent rencontrer ce lundi le chef d'état-major interarmées américain Joseph Dunford. Il s’agit du premier contact de haut niveau entre Ankara et Washington depuis le putsch avorté qui a envenimé leurs relations.

En effet, Ankara demande à Washington d'extrader le prédicateur Fethullah Gülen que la Turquie accuse d'avoir ourdi le putsch raté et qui vit en exil en Pennsylvanie.
Les Etats-Unis ont accusé réception vendredi de documents envoyés par la Turquie en appui de sa demande d'extradition de l'ex-imam septuagénaire, qui réfute tout lien avec la tentative de soulèvement.

Des responsables turcs n'ont pas hésité à déclarer que Washington était impliqué dans le coup d'Etat manqué. Des déclarations balayées d'un revers de la main comme étant « ridicules » par le Département d'Etat.

Le président Erdogan a de son côté accusé vendredi le général américain Joseph Votel, chef des forces américaines au Moyen-Orient, de « prendre le parti des putschistes ». Ce dernier avait dit « craindre l'impact » des vastes purges dans l'armée turque sur les relations entre Washington et la hiérarchie militaire turque, selon des médias américains.

(Avec AFP)

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