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Immigration/Méditerranée

Poséidon: questions sur des tirs contre des bateaux de migrants en Méditerranée

Un hélicoptère de l'agence européenne Frontex au-dessus de l'île grecque de Lesbos, le 24 septembre 2015.
Un hélicoptère de l'agence européenne Frontex au-dessus de l'île grecque de Lesbos, le 24 septembre 2015. REUTERS/Yannis Behrakis
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le site internet The Intercept et à sa suite le magazine Le Point mettent sur la sellette Frontex, l’agence européenne de coordination de la surveillance des frontières extérieures de l’UE. Selon leurs informations, des rapports de l’agence montrent que des garde-côtes ont ouvert le feu à plusieurs reprises en mer Égée contre des embarcations transportant des migrants de la Turquie vers des îles grecques, tuant une personne et en blessant plusieurs autres. C'est Frontex qui coordonne en mer Égée l’opération Poséidon qui surveille les traversées des candidats à l’immigration en Europe.

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avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

En ce moment en mer Égée patrouillent seize vedettes de garde-côtes envoyées par plusieurs États européens pour participer à l’opération Poséidon. Pour Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’agence Frontex, les garde-côtes européens n’ont le droit d’ouvrir le feu qu’en état de légitime défense et n’ont jamais eu à le faire.

« A aucun moment les bateaux des équipages de Poséidon n'ont ouvert le feu contre des bateaux de migrants, assure Fabrice Leggeri. Lorsque nous en avons connaissance - parce que c'est un incident grave qui s'est produit pas très loin ou dans notre zone d'opération -nos officiers qui sont sur sur place font remonter des rapports d'information qui pveuvent concerner uniquement les garde-côtes hélléniques », sans impliquer les garde-côtes de Frontex.

Dans ces mêmes eaux territoriales grecques opèrent des garde-côtes helléniques qui eux ont le droit de tirer sur les moteurs pour immobiliser les embarcations. C’est sur ces incidents, qui ne concernent que la Grèce, que portent les rapports publiés par Frontex. L’agence rappelle qu’on l’accuse a contrario aussi d’être un service de taxi maritime qui facilite l’arrivée des migrants qu’elle repêche en mer.

Le futur corps européen de garde-frontières et de garde-côtes sera bientôt placé sous l’égide de l’agence Frontex.

→ pour aller plus loin le dossier d'Intercept

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