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Royaume-Uni

Londres approuve le projet de centrale nucléaire d'EDF d'Hinkley Point

Hinkley Point ne sera livrée qu'en 2025, dans le sud-ouest du Royaume Uni.
Hinkley Point ne sera livrée qu'en 2025, dans le sud-ouest du Royaume Uni. REUTERS/Suzanne Plunkett/files
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le gouvernement britannique a approuvé ce jeudi 15 septembre le projet de centrale nucléaire d'Hinkley Point. C'est un soulagement pour le groupe français EDF qui porte ce projet de double réacteur EPR, projet controversé de 21 milliards d'euros soutenu également par une compagnie chinoise. Selon une source française, le gouvernement britannique a toutefois soumis son accord à certaines conditions. 

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Theresa May, la Première ministre britannique, a donné jeudi son feu vert à la construction par EDF de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Elle a, dans la foulée, appelé François Hollande pour le tenir informé de l'accord. 

EDF, présent de longue date à Hinkley Point, va d'abord construire deux réacteurs EPR dans cette ville. Deux autres seront ensuite construits à Sizewell. Et enfin un troisième réacteur de facture chinoise suivra à Bradwell. C'est cette présence du chinois CGN qui a fait hésiter le nouveau gouvernement britannique qui a succédé à celui de David Cameron.

Mais pour se lancer dans ce projet à 21 milliards d'euros, EDF avait absolument besoin d'un partenaire. Le chinois CGN, avec qui l'entreprise publique travaille déjà en Chine, a donc été finalement approuvé par le gouvernement de Theresa May.

Mais étant donné les déboires d'EDF et d'Areva dans la construction des EPR, les Britanniques se couvrent avec une clause spéciale : EDF ne pourra pas vendre ses parts dans la centrale avant la fin des travaux.

Ce chantier pharaonique reste controversé des deux côtés de la Manche : en France, la Cour des comptes comme les syndicats sont alarmés par la dette excessive de l'électricien. Au Royaume-Uni, c'est le prix garanti à EDF qui fait grincer des dents. Il est environ trop fois plus élevé que le prix actuel du marché.

►Les réactions britanniques

Theresa May avait créé la surprise en suspendant Hinlkey Point au début de l’été pour se donner « un temps de réflexion supplémentaire ». Ce projet titanesque est en effet extrêmement coûteux, qui plus est l’implication de la Chine inquiète pour des raisons de sûreté industrielle, souligne notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Le nouvel accord trouvé prévoit donc d’introduire une nouvelle série de mesures pour améliorer la sécurité et faire en sorte qu’Hinkley ne change pas de mains sans l'accord du gouvernement britannique. Il donne aussi aux autorités plus de contrôle sur les futurs projets d’infrastructures stratégiques comme le réacteur nucléaire que les Chinois veulent bâtir à Bradwell, près de la côte est.

Le gouvernement affirme qu’Hinckley Point fournira, à partir de 2025, 7% des besoins en électricité du pays pour les 60 prochaines années. Les syndicats, le patronat et le secteur énergétique se félicitent de cette décision qui va créer 26 000 emplois et assurer l’approvisionnenement pour l’avenir.

Mais le projet continue à susciter beaucoup de critiques : les partis d’opposition jugent exorbitant le prix garanti par les autorités publiques et mettent en avant les énergies renouvelables, notamment éoliennes dont le coût est de moins en moins élevé. Les organisations écologistes regrettent, elles, amèrement la décision de construire deux réacteurs EPR, une technologie du 20ème siècle qu’ils jugent dépassée pour faire face à un problème du 21è siècle.

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