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UE

Sommet de Bratislava: pour Merkel, l’Europe est «dans une situation critique»

La chancelière allemande Angela Merkel entourée de son homologue autrichien Christian Kern (d.) et du Premier ministre hongrois Viktor Orban, au sommet de Bratislava, le 16 septembre 2016.
La chancelière allemande Angela Merkel entourée de son homologue autrichien Christian Kern (d.) et du Premier ministre hongrois Viktor Orban, au sommet de Bratislava, le 16 septembre 2016. REUTERS/Leonhard Foeger
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent, ce vendredi 16 septembre à Bratislava, pour tracer les contours de l'Europe post-Brexit. Afin de redonner du souffle à l'UE, les Vingt-Sept se sont fixé quatre priorités : la croissance, la sécurité, la défense et la jeunesse. Ils souhaitent une feuille de route et surtout, un consensus sur toutes ces questions.

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Avec notre envoyée spéciale à Bratislava, Anastasia Becchio

Cette première réunion est surtout l’occasion pour les Vingt-Sept de poser le diagnostic. Il est assez simple : « L’Europe va mal, elle est devant une épreuve », pour reprendre les termes du président français, François Hollande.

Un constat que partage la chancelière allemande, Angela Merkel. « Nous sommes dans une situation critique, assure-t-elle. Nous devons montrer par nos actions que nous pouvons mieux faire dans les domaines de la sécurité intérieure et extérieure, la lutte contre le terrorisme et la coopération en matière de défense. »

Angela Merkel et François Hollande souhaitent une initiative commune qui permettra de relancer la défense européenne et une majorité d’Etats y semblent aujourd’hui favorables.

Soit c'est la dislocation, soit c'est la dilution, soit c'est au contraire la volonté commune de donner un projet à l'Europe.

François Hollande

Sur d’autres sujets par contre, l’unité n’est pas de mise et il reste des questions qui fâchent. « Je pense qu’il ne doit pas y avoir de tabous entre nous. Si on repousse aux calendes grecques tous les sujets qui fâchent, on ne va jamais pouvoir améliorer les problèmes qui existent, estime Xavier Bettel, le chef du gouvernement luxembourgeois. Sur les questions d’immigration, on voit que certains pays sont très frileux, mais ceux qui sont d’accord avancent. Je n’ai pas envie d’être pris en otage par un ou deux pays qui décident de l’avenir de l’Europe juste à travers leurs lunettes nationales. »

Xavier Bettel pointe notamment, sans la nommer, la Hongrie qui rechigne à accueillir des migrants. Son chef de la diplomatie a d'ailleurs récemment appelé à exclure Budapest de l’UE. Des propos jugés maladroits ce matin par le chef du gouvernement luxembourgeois. « Ça n’est pas la position officielle du gouvernement, on discute des problèmes en famille », dit-il.

Pour Christian Lequesne, professeur à Sciences Po, ancien directeur du Ceri, sur la question de l’accueil des réfugiés, « il est évident qu’il y a des différences, en particulier les pays d’Europe centrale ne souhaitent pas des quotas pour la répartition des réfugiés alors que ça serait le souhait de ceux qui accueillent, c’est-à-dire essentiellement l’Allemagne aujourd’hui et la Suède ».

Une famille qui, après la traditionnelle photo, est partie déjeuner sur le Danube avec un menu assez lourd : le fonctionnement de l’Europe.

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