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Italie / UE

UE: l'Italien Matteo Renzi frustré par le contenu du sommet de Bratislava

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, le 16 septembre 2016 à Bratislava en marge du sommet de l'UE.
Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, le 16 septembre 2016 à Bratislava en marge du sommet de l'UE. REUTERS/Radovan Stoklasa
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Matteo Renzi face à François Hollande et Angela Merkel. Le chef du gouvernement italien a fait cavalier seul, vendredi 16 septembre 2016, à la fin du sommet de l'Union européenne à Bratislava, en Slovaquie. Il n’a pas participé à la conférence de presse du président français et de la chancelière allemande, qui affichaient leur unité. Quels sont les sujets qui divisent ?

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Avec notre correspondante à Rome,  Sarah Bakaloglou

Le premier sujet qui bloque, c’est toujours la question de l’immigration. L’Italie plaide depuis plusieurs mois pour un pacte euro-africain, afin de lancer des projets de développement dans les principaux pays d’où partent les migrants.

Sauf qu’à Bratislava, il n’a pas été question de ce plan, a regretté Matteo Renzi. Soit l’UE fait ces accords avec l’Afrique, soit « je les fais moi-même », a donc menacé le président du Conseil italien, dont le pays est confronté à une nouvelle augmentation des arrivées de réfugiés.

Autre sujet qui a suscité la colère de Matteo Renzi lors de ce sommet des Vingt-Sept : l’économie. Avant de s’y rendre, il avait prévenu : l’Italie en a marre de se faire dicter sa politique économique, surtout par un pays, l’Allemagne, qui ne respecte pas les règles européennes sur le surplus commercial.

Rome tente donc de convaincre les membres de l'Union européenne d’abandonner leurs politiques d’austérité. La dette publique déjà colossale en Italie - elle représente 132 % du produit intérieur brut (PIB) - ne cesse d’augmenter alors que la croissance est très lente.

Le contexte économique est donc difficile en Italie, alors qu’une échéance politique importante s’approche. Un scrutin sur la réforme du Sénat aura en effet lieu cet automne. Un référendum qui sera davantage un vote « pour » ou « contre » Renzi, à l'aune de ses deux ans et demi de gestion du pays.

→ À relire : Le sommet de Bratislava, « un point de départ pour un travail intense »

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