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Serbie

Serbie: la Gay Pride de Belgrade s’est déroulée sans incident

Cette année, le maire de Belgrade et un membre du gouvernement, la ministre des Municipalités, étaient présents dans le cortège de la Gay Pride à Belgrade, le 18 septembre 2016..
Cette année, le maire de Belgrade et un membre du gouvernement, la ministre des Municipalités, étaient présents dans le cortège de la Gay Pride à Belgrade, le 18 septembre 2016.. REUTERS/Marko Djurica
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une Gay Pride s’est tenue ce dimanche 18 septembre à Belgrade sous très forte protection policière. Entre 800 et 900 personnes y ont participé, sans aucun incident.

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Avec notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy

C’était la troisième fois que la Gay Pride de Belgrade se déroulait sans incident. La ville était complètement bouclée par les forces de l’ordre. La manifestation pour les droits des homosexuels a rassemblé quelque 900 personnes sous la protection de 5 000 policiers et dans un parcours cerné de hauts grillages. L'ambiance était tout de même détendue, et la sécurité moins importante qu'il y a deux ans : en 2014, la police avait déployé des véhicules blindés.

Malgré les apparences, Belgrade fait partie des capitales des Balkans où les minorités sexuelles sont les moins discriminées. Le gouvernement, bien que très conservateur, fait bouger les lignes. Il a fait pression sur les groupuscules d'extrême droite, et a fait voter des lois anti-discrimination. Cette année, le maire de Belgrade, l’ancien ministre de la Culture, et la nouvelle ministre des Municipalités, une homosexuelle affichée, étaient aussi présents dans le cortège.

Pour Jovanka Todorovic, activiste LGBT, il reste beaucoup de chemin avant que la société n’accepte les minorités sexuelles. « Il y a moins de discriminations, mais la distance sociale envers les minorités sexuelles est grande. D’après une enquête de 2014, 80 % des populations n'aimeraient pas avoir d’homosexuels dans leur famille, leurs amis, dans leur voisinage ou au travail. Il y a encore beaucoup de travail », rapporte-t-elle.

Signe encourageant : un public timide a assisté à la manifestation, et quelques familles avec enfant ont participé à la parade. En ville, un homophobe qui avait accroché une banderole à son balcon s’est fait copieusement huer, sans que ça aille plus loin. Les graves violences de 2001 et de 2010 paraissent bien loin. S’il est trop tôt pour parler de normalisation, la situation s’améliore.

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