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Hongrie

Hongrie: Viktor Orban veut interdire les «réinstallations» de migrants

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d'une conférence de presse à Budapest le 4 octobre 2016.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d'une conférence de presse à Budapest le 4 octobre 2016. REUTERS/Laszlo Balogh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après l'invalidation du référendum sur la politique européenne d'accueil des migrants, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a décidé d'amender la Constitution afin de limiter le nombre d'entrées dans le pays.

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Avec notre correspondante à BudapestFlorence La Bruyère

Si le référendum est valide, nous modifierons la Constitution, avait annoncé Viktor Orban. Le référendum n’est pas valide, mais la Constitution sera quand même modifiée. Le Premier ministre ne cesse de présenter ce scrutin comme une large victoire : 98 % des votants ont rejeté les quotas de réfugiés.

Il faut dire que les partisans du rejet étaient pratiquement les seuls à s’être déplacés.
Lundi, le mouvement d'extrême droite Jobbik avait appelé le Premier ministre à la démission en dénonçant un « fiasco » électoral.

Devant les parlementaires, le chef du gouvernement a néanmoins jugé que le référendum avait atteint son objectif, le « non » ayant recueilli 3,28 millions de voix, soit plus que le « oui » à l'adhésion à l'Union européenne lors du référendum de 2003.

« Cette décision, ce soutien m'encouragent », a affirmé Viktor Orban devant le Parlement, sous les huées de l'opposition. « Le Fidesz et le parti chrétien-démocrate pensent que la démarche appropriée, honnête et nécessaire consiste à donner une valeur légale à la volonté populaire », a-t-il ajouté. « C'est pourquoi j'initie une procédure d'amendement de la Constitution. »

Le Premier ministre veut empêcher Bruxelles d’installer des réfugiés en Hongrie contre la volonté de Budapest. L’amendement à la Constitution devrait interdire l’installation collective de demandeurs d’asile en Hongrie. Toutefois, la Commission européenne a déjà indiqué qu’elle était prête à négocier avec les pays qui ne veulent pas de réfugiés. Il n’est donc pas indispensable de modifier la Constitution.

Mais Viktor Orban continue à affirmer que Bruxelles veut relocaliser des milliers de migrants en Hongrie. Changer la Constitution est en fait un acte politique qui permet au Premier ministre de se poser en défenseur de la souveraineté nationale. Le projet d’amendement sera discuté ce mercredi 5 octobre en Conseil des ministres, et présenté au Parlement lundi 10 octobre pour un vote envisagé en novembre.


Viktor Orban conforté dans sa contestation de la politique communautaire

Boycotté par l'opposition, le référendum de dimanche sur le plan européen d’installation de réfugiés dans les pays membres n'a attiré que 40% des électeurs alors qu'il en fallait au moins 50% pour que son résultat soit valide. 98 % des électeurs ont néanmoins soutenu le gouvernement et voté « non ».
FLB

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