Turquie

Turquie: plus de 12 000 policiers mis à pied dans l'enquête sur le putsch raté

Les policiers se tiennent au sommet de véhicules blindés de l'armée après que les troupes impliquées dans le coup d'Etat se sont rendus sur le pont du Bosphore à Istanbul le 16 Juillet 2016.
Les policiers se tiennent au sommet de véhicules blindés de l'armée après que les troupes impliquées dans le coup d'Etat se sont rendus sur le pont du Bosphore à Istanbul le 16 Juillet 2016. REUTERS/Murad Sezer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, plus de 12 000 policiers ont été mis à pied pour des liens présumés avec l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch avorté de la mi-juillet, a annoncé la police ce mardi 4 octobre.

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Sur 12 801 policiers mis à pied, 2 523 sont des gradés, a précisé la police dans un communiqué. La force de police en Turquie compte quelque 270 000 hommes et femmes.

Le ministère de l'Intérieur, qui chapeaute la police, a lui aussi été visé par cette opération et 37 de ses fonctionnaires ont été relevés, a rapporté le site internet de la chaîne de télévision turque CNN-Türk.

En même temps, les autorités turques ont réduit au silence l'une des principales chaînes de télévision pro-kurdes lors d'une descente policière à son siège à Istanbul.

« Une mesure de précaution »

« La suspension n'est qu'une mesure de précaution pour empêcher des suspects d'interférer dans l'enquête en détruisant des preuves », a précisé un responsable turc sous couvert de l'anonymat, ajoutant que les fonctionnaires relevés « continuent d'être payés à hauteur de deux tiers de leur salaire le temps que l'enquête soit bouclée ».

Ces annonces surviennet au lendemain de la décision du gouvernement de prolonger de 90 jours l'état d'urgence en vigueur depuis la tentative de coup d'Etat.

De vastes purges visent les partisans de Fethullah Gülen

Depuis le putsch avorté, imputé à Fethullah Gülen, en exil volontaire aux Etats-Unis depuis 1999, les autorités turques ont mené de vastes purges visant ses partisans présumés dans tous les secteurs de la société : armée, police, magistrature, administration, éducation, sport, milieux économiques ou médias. Même les services de renseignement turc (MIT) ont été ciblés dans cette vaste opération avec le limogeage de 87 de leurs membres.

Selon un dernier bilan annoncé la semaine dernière, 32 000 personnes au total ont été arrêtées, et 70 000 font l'objet d'enquêtes.

(Avec AFP)
 

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