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La Russie et la Turquie signent le projet de gazoduc TurkStream

Le président russe Vladimir Poutine (g) avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'une conférence de presse à Istanbul, le 10 octobre 2016.
Le président russe Vladimir Poutine (g) avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'une conférence de presse à Istanbul, le 10 octobre 2016. REUTERS/Osman Orsal

La Russie et la Turquie ont signé leur réconciliation ce lundi 10 octobre avec la signature d'un accord sur la réalisation du projet TurkStream pour acheminer le gaz russe vers l'Europe en passant sous la mer Noire. 

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C’est la première fois que le président russe mettait les pieds en Turquie, depuis la fin de la brouille entre les deux pays. Et pour marquer ce réchauffement, les deux présidents ont signé l’accord sur la construction du gazoduc TurkStream qui devrait à terme acheminer le gaz russe vers la Turquie et l’Europe, rapporte notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette.

Le projet TurkStream avait été rendu public il y a deux ans, en même temps que l'abandon du projet South Stream bloqué par l'Union européenne en pleine crise ukrainienne. 

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont également entendus pour accélérer le projet de la première centrale nucléaire en Turquie qui devrait être construite par les Russes. 

Bref, le dossier de l'énergie est utilisé pour retisser les liens entre les deux voisins : les Turcs vont bénéficier en contrepartie de TurkStream d'un rabais sur le gaz russe.

Autre sujet majeur : la Syrie. Moscou et Ankara ne s'entendent toujours pas sur le sort de Bachar el-Assad, mais le ton est nettement moins virulent que par le passé. Un changement qui n'est certainement pas étranger au grand froid entre la Turquie et les capitales occidentales, depuis le putsch raté du 15 juillet.

→(Re)lire: «Turkish Stream»: la nouvelle bataille du gaz aura-t-elle lieu?

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