Otan/Russie

L'Otan ne veut pas d'une «nouvelle guerre froide» avec la Russie

La réunion des ministres de la Défense des Etats membres de l'Otan, à Bruxelles, le 26 octobre 2016.
La réunion des ministres de la Défense des Etats membres de l'Otan, à Bruxelles, le 26 octobre 2016. REUTERS/Francois Lenoir

Lors de la réunion au siège de l'Otan, à Bruxelles, ce mercredi 26 octobre, il était question d’une part de l’intervention militaire russe en Syrie, débutée maintenant il y a plus d'un an, mais aussi des survols d’avions de chasse russes aux frontières européennes ainsi que des passages de navires à la limite des eaux territoriales alliées. Au terme de cette journée, le secrétaire général de l'Otan, s'est adressé aux journalistes lors d'une conférence de presse.

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Avec notre correspondante à BruxellesLaxmi Lota

Le secrétaire général de l'Otan affirme qu'il ne veut pas d'une « nouvelle guerre froide ». « Nous ne cherchons pas la confrontation avec la Russie », dit-il, « mais nous devons agir, parce que nous avons bien vu que la Russie était prête à user de la force contre nos voisins : l'Ukraine, la Georgie », a ajouté Jens Stoltenberg. Le chef de l'Otan a toutefois rappelé qu'il était favorable, ouvert au dialogue politique.

« Nous ne voulons pas provoquer un conflit, mais l'empêcher. C'est pourquoi nous devons rester forts, unis et fermes dans notre réponse », estime-t-il. Jens Stoltenberg confirme un renforcement de la présence alliée à l'Est : les troupes alliées au sol seront déployées en 2017 en Pologne, Estonie, Lettonie et Lituanie d'ici l'été. Au total, il s’agit de 4 000 soldats.

« Nous avons décidés en juillet dernier de déployer ces troupes d »but 2017 : elles seront toutes présentes d'ici l'été prochain. C'est toujours notre plan, nous sommes prêts et nous agissons pour consolider notre projet », a déclaré le secrétaire général de l'Otan.

Les relations sont tendues avec la Russie à cause de l’intervention militaire russe en Syrie, mais également parce que Moscou a multiplié ces dernières années, les survols d’avions de chasse aux frontières européennes et les passages de navires à la limite des eaux territoriales alliées. Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, les pays membres de l’Otan en Europe centrale et orientale ne cachent pas leur inquiétude : ils ont obtenu des renforts.

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