Russie - Opep

Une réunion Russie-Opep pour rééquilibrer le marché du pétrole

Des ouvriers devant un puit de pétrole près de Nefteyugansk en Russie le 4 août 2016.
Des ouvriers devant un puit de pétrole près de Nefteyugansk en Russie le 4 août 2016. REUTERS/Sergei Karpukhin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Russie a rencontré les pays membres de l'Opep, une organisation dont elle en fait pas partie, ce jeudi 27 octobre à Vienne. La réunion avait pour objectif de parvenir à un rééquilibrage du marché alors que l'offre est surabondante et que les prix stagnent autour de 50 dollars le baril. Les pays du Golfe et la Russie semblent toutefois ne pas avoir les mêmes intérêts.

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Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Le monde croule sous les stocks d'hydrocarbures. Pourtant la production continue d'augmenter, notamment en Russie, où, en 2016, elle a été plus importante qu'en 2015 malgré la baisse des prix. C'est pourquoi un gel voire une baisse de la production est envisagée.

D'après certaines indiscrétions, les pays du Golfe souhaiteraient une baisse de la production de 4% mais la Russie envisagerait tout au plus un gel. La simple annonce d'une rencontre entre les pays de l'Opep et les Russes a provoqué une hausse du brut de deux dollars. Une hausse bienvenue pour un pays comme la Russie qui est obligé de puiser dans ses fonds souverains.

Le taux de change en question

Ce qui compte pourtant avant tout pour la Russie, c’est le taux de change comme l’explique la chercheur à l’Ifri, Aurélie Bros : « On ne peut pas dire qu’il y ait un prix idéal du baril pour sauver l’économie russe. Ce qui compte pour le gouvernement comme pour les entreprises, c’est le taux de change. Le pétrole qui est exporté est vendu en dollars, des dollars ensuite convertibles en roubles dépréciés. Dans une situation où vous avez un taux de change à 1 pour 60 et un prix du baril à 50 dollars, vous arrivez plus ou moins à trouver un équilibre pour maintenir plus ou moins l’économie à flot ».

Les Russes ont donc besoin d'exporter, d'autant que la demande en interne est atone. Ils n’ont donc pas intérêt à une hausse trop brutale du brut qui pousserait les pays importateurs à chercher des énergies alternatives, et à acheter moins

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