Accéder au contenu principal
Turquie

Elus HDP emprisonnés en Turquie: l'opposition dénonce un «coup d'Etat civil»

Sebahat Tuncel, co-présidente du HDP, arrêtée lors d'une manifestation en opposition à la détention de leader du principal parti prokurde, le 4 novembre 2016.
Sebahat Tuncel, co-présidente du HDP, arrêtée lors d'une manifestation en opposition à la détention de leader du principal parti prokurde, le 4 novembre 2016. REUTERS/Sertac Kayar
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, après les arrestations d'une quinzaine de députés du parti pro-kurde HDP dans la nuit de jeudi 3 à vendredi 4 novembre, ce sont finalement neuf députés qui ont été officiellement inculpés pour « soutien au terrorisme », dont les deux codirigeants du parti qui ont passé leur première nuit en prison. « Les députés qui soutiennent le terrorisme vont devoir en payer le prix », a mis en garde le Premier ministre turc Binali Yildirim. L'opposition elle, dénonce un « putsch » et appelle au rassemblement.

Publicité

Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

« C'est une nouvelle étape du coup d'Etat civil mené par le gouvernement et par le palais présidentiel », selon Selahattin Demirtas, le coprésident du parti, inculpé et emprisonné, qui a livré ce message par l'intermédiaire de son avocat.

La direction du HDP a de son côté émis un communiqué pour évoquer « une journée sombre qui marque la fin de la démocratie en Turquie », tandis que le chef de l'opposition kémaliste du CHP parle d'une « dérive qui mène le pays dans la mauvaise direction ».

« Erdogan veut être le califat de la région »

Contacté par RFI, le représentant du HDP en Europe Eyyup Doru dénonce une « politique raciste » et demande à la communauté internationale d'intervenir. « En Turquie, on ne peut plus parler de justice indépendante », dit-il. Pour lui, la justice et la police sont « totalement soumises à Erdogan, qui essaye d'empêcher toutes les forces démocratiques de tenir des lignes politiques contraires à la sienne. Erdogan veut être le califat de la région. »

Après les purges dans l'armée, dans la fonction publique, ce sont désormais les institutions politiques du pays qui sont ébranlées. Et au sein de la société turque, déjà totalement polarisée, les tensions s'expriment : samedi 5 novembre, une grande manifestation de soutien aux dirigeants du HDP doit se tenir, sous haute tension, à Istanbul.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.