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Hongrie

Hongrie: un migrant syrien accusé de terrorisme

Des migrants sont escortés par des policiers hongrois au tribunal de Szeged, en octobre 2015 pendant le procès de migrants.
Des migrants sont escortés par des policiers hongrois au tribunal de Szeged, en octobre 2015 pendant le procès de migrants. CSABA SEGESVARI / AFP
Texte par : RFI Suivre
1 mn

A Szeged, au sud de la Hongrie, se tient ce mercredi le procès d'un citoyen syrien accusé de terrorisme. Il y a un an, le 16 septembre 2015, la Hongrie verrouillait sa frontière avec des barbelés et des affrontements avaient lieu entre la police et des centaines de réfugiés qui voulaient entrer dans le pays. Les forces de l'ordre ont réprimé la manifestation et arrêté plusieurs migrants, dont Ahmed H., un père de famille syrien de 37 ans. Il est le seul à être accusé de terrorisme. Le tribunal devrait rendre son verdict aujourd'hui, après la plaidoirie de l'avocat de la défense.

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Avec notre envoyée spéciale à SzegedFlorence La Bruyère

Balazs Sebok est l'avocat de l'accusé. Il explique que la loi hongroise définit le terrorisme de manière très large : « Les gens pensent qu'un terroriste, c'est seulement quelqu'un qui fait exploser une bombe ou tue des gens. Mais d'après la loi, un individu peut aussi être accusé de terrorisme s'il essaie de contraindre par la force une organisation d'Etat à faire quelque chose ».

Pour le procureur, les réfugiés ont lancé un ultimatum aux policiers pour les forcer à ouvrir la frontière. Ahmed, qui était dans la foule, est donc coupable de terrorisme. Or sur des vidéos, on l'entend essayer de calmer la foule.

L'accusation ne tient pas debout, d'après son avocat : « Il était dans la foule mais il n'a pas commis d'acte terroriste ! Ils disent aussi que c'est un extrémiste parce qu'il est allé une fois à la Mecque. Si on raisonne comme ça, tous les catholiques qui vont en pèlerinage au Vatican et qui visitent la basilique Saint-Pierre sont des extrémistes ! ».

S'il est condamné pour terrorisme, Ahmed risque de 10 à 20 ans de prison.

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