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Turquie

Double attentat dans le centre d'Istanbul en Turquie: journée de deuil national

Un véhicule piégé a explosé suivi d'un attentat suicide: ces deux explosions ont tué 29 personnes dont 27 policiers dans le centre d'Istanbul samedi 10 décembre au soir.
Un véhicule piégé a explosé suivi d'un attentat suicide: ces deux explosions ont tué 29 personnes dont 27 policiers dans le centre d'Istanbul samedi 10 décembre au soir. REUTERS/Murad Sezer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une double explosion a frappé Istanbul samedi soir, à proximité du stade de Besiktas. Le dernier bilan des autorités fait état de 38 morts, dont 30 policiers, et de 166 blessés. Dix personnes ont été placées en garde à vue. Une journée de deuil national a été décrétée par les autorités turques.

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Avec notre correspondante à IstanbulAnne Andlauer

Il était 22h30, heure locale, lorsque deux fortes déflagrations ont retenti dans le centre d’Istanbul, près du Vodafone Arena, le stade de l’équipe de football de Besiktas, situé dans le quartier du même nom, à moins d’un kilomètre de la célèbre place Taksim.

Le ministre de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a confirmé deux explosions – l’une devant le stade, l’autre dans un parc situé juste à côté. La première explosion était celle d'une voiture piégée qui visait un car de policiers stationné devant le stade. Quarante-cinq secondes plus tard, un kamikaze s’est fait sauter dans un parc tout proche, au milieu d’un groupe d’agents. 

Les policiers visés étaient chargés de la sécurité aux abords de ce stade, où un match venait d’opposer les joueurs de Besiktas à l’équipe de Bursa. La rencontre était terminée depuis une heure et demie et les supporters avaient quitté le stade au moment des explosions. Le club de Bursa a affirmé qu’aucun de ses supporters n’avait été blessé.

Pas encore de revendication

Dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue en lien avec cette attaque, sur la base d'indices retrouvés dans le véhicule carbonisé. Les autorités, qui ont décrété une journée de deuil national, n’ont pas encore désigné de coupable pour cette double explosion, qui n’a pas non plus été revendiquée ce dimanche matin.

Au-delà des forces de l’ordre, c’est le cœur d’Istanbul qui était visé, puisque le stade de Besiktas est situé à mi-distance de la célèbre place Taksim et des bureaux du Premier ministre.

Cet attentat est la cinquième attaque d’ampleur qui frappe Istanbul depuis le début de l’année. Trois de ces précédentes attaques avaient été attribuées au groupe Etat islamique. La quatrième avait été revendiquée par les Faucons de la liberté du Kurdistan, un groupe proche du PKK.

La police arrive sur le lieu de l'un des deux attentats qui ont frappé le centre d'Istanbul, samedi soir 10 décembre 2016.
La police arrive sur le lieu de l'un des deux attentats qui ont frappé le centre d'Istanbul, samedi soir 10 décembre 2016. REUTERS/Murad Sezer

 

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