Accéder au contenu principal
Royaume-Uni

Brexit: réactions modérées de la presse après la décision de la Cour suprême

Des partisans du Brexit se tiennent devant Downing Street à Londres.
Des partisans du Brexit se tiennent devant Downing Street à Londres. REUTERS/Kevin Coombs
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce mardi 24 janvier, la Cour suprême britannique a indiqué que le gouvernement britannique devra obtenir l'approbation du Parlement avant de lancer les négociations de sortie de l'Union européenne (UE). Apparemment un revers pour la Première ministre Theresa May, mais ses services ont rapidement réagi en affirmant que cette décision ne changeait « rien » à sa détermination de lancer la procédure de divorce d'avec l'UE avant fin mars 2017. Qu'en pense la presse britannique ?

Publicité

La réaction des quotidiens pro-Brexit est beaucoup moins virulente que lors du premier jugement de la Cour suprême britannique : Le tabloïd Daily Mail qui avait alors traité les juges d’« ennemis du peuple » n’ose pas s’en prendre directement aux sages de la Cour suprême et préfère comme le Daily Telegraph se focaliser sur les députés britanniques que les deux journaux accusent désormais de « comploter » pour « faire échec à » un Brexit dur.

Ils craignent que les partis d’opposition exigent la publication d’un Livre blanc sur les plans de divorce avec l’UE et ne s’en servent pour obliger Londres à rester dans le marché unique. D’où la mise en garde à la Une de plusieurs tabloïds, comme le Sun ou l’Express : « There can be no turning back » (« Il ne peut y avoir de retour en arrière »). Du côté de la presse anti-Brexit, le Times salue la décision « historique » des juges contre le gouvernement tandis que le Guardian appelle les députés au sein d’un Parlement « souverain » à ne pas se laisser intimider et à demander des comptes à l’exécutif.

Une ou deux phrases

Le « Monsieur Brexit » du gouvernement annonce un projet de loi qui devrait tenir en une ou deux phrases - pas plus - et pourrait même être adopté en deux semaines chrono. Et c’est vrai que le Brexit devrait être voté grâce au ralliement des conservateurs autour de Theresa May et du peu de résistance d’un parti travailliste qui n’a aucune envie de s’aliéner ses électeurs dont beaucoup ont voté pour la sortie ; mais vu le nombre d’amendements que comptent déposer les partis d’opposition, ce calendrier semble optimiste.

Le dirigeant du parti travailliste Jeremy Corbyn a prévenu que son parti chercherait à amender la loi pour empêcher le Royaume Uni de devenir « une sorte de paradis fiscal offshore ». Les plus en colère sont les 54 députés du parti indépendantiste écossais : furieux de se voir ignorés alors que l’Ecosse a voté massivement pour rester dans l’UE, le SNP entend déposer pas moins de 50 amendements et la menace d’un second référendum d’indépendance se fait plus précise désormais.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.