Accéder au contenu principal
Turquie/Allemagne

Turquie: Erdogan accuse l'Allemagne «d'héberger des terroristes»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan. REUTERS/Murad Sezer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu vendredi soir un discours à charge contre l'Allemagne. Il réagissait à l'annulation de meetings de ses partisans pour promouvoir le OUI au référendum turc sur le système présidentiel, qui devaient avoir lieu dans au moins trois villes allemandes. Recep Tayyip Erdogan a notamment accusé un journaliste turco-allemand, emprisonné depuis mardi dernier en Turquie, d'être un terroriste et un espion au profit de Berlin.

Publicité

Depuis l'annonce jeudi de l'annulation par les autorités locales de deux meetings en Allemagne visant à promouvoir le OUI lors d'un référendum le 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan, les responsables turcs tirent à boulets rouges sur Berlin.

De son côté, le gouvernement néerlandais a jugé « indésirable » la tenue, prévue le 11 mars, d'un meeting pro-Erdogan à Rotterdam, indiquant qu'il allait en informer Ankara.
Très remonté, le chef d'Etat turc a accusé l'Allemagne d'annuler les meetings, mais de tolérer la présence sur son territoire de séparatistes kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux.

« Cet homme, ce représentant du PKK, cet espion allemand, a été caché pendant un mois au consulat allemand ! Et il y a aujourd'hui des centaines et des milliers de terroristes qui agissent en Allemagne ! Les autorités allemandes devraient être jugées, parce qu'elles aident et elles hébergent des terroristes ! (Applaudissements) Maintenant, les Allemands disent, 'pourquoi les Turcs en font autant sur cette affaire ? ' Attendez, ce n'est que le début ! Nous allons révéler tout ce que vous avez fait auprès de toutes les instances internationales, et nous le ferons sans répit ! »

En déplacement à Tunis, la chancelière allemande a nié toute implication du gouvernement fédéral dans les annulations des meetings par les autorités locales, un démenti assorti d'une critique : il est « approprié de notre part de critiquer les atteintes à la liberté de la presse » en Turquie, a-t-elle commenté.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.