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Hongrie

La Hongrie relance la détention systématique des migrants, l'ONU s'inquiète

Des policiers hongrois tentent de maîtriser un couple de Syriens qui refusent d'entrer dans un camp de réfugiés à Bicske, en Hongrie, ce jeudi 3 septembre 2016.
Des policiers hongrois tentent de maîtriser un couple de Syriens qui refusent d'entrer dans un camp de réfugiés à Bicske, en Hongrie, ce jeudi 3 septembre 2016. UTERS/Laszlo Balogh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Budapest réintroduit la détention systématique des migrants. Le texte a été adopté à une large majorité par le Parlement, ce mardi 7 mars 2017. La mesure avait été supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).

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La nouvelle loi prévoit que les migrants seront placés dans des « zones de transit », aux frontières serbe et croate. Ils y seront détenus, dans des conteneurs spécialement aménagés à cet effet et entourés de hautes clôtures en fil de fer barbelé, le temps qu'une décision définitive soit prise sur leur demande d'asile.

Cette mesure s'appliquera tant aux nouveaux venus qu'aux demandeurs d'asile déjà hébergés dans le pays, au nombre de 586 en février. Ils ne pourront quitter ces lieux que pour retourner dans le pays par lequel ils sont arrivés. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a d'ailleurs déclaré, à propos de la nouvelle loi : « nous sommes en état de siège, la tempête migratoire ne s'est pas dissipée, elle s'est juste provisoirement calmée. »

Le Parlement hongrois a adopté ce texte à une large majorité, par 138 voix contre six et 22 abstentions. Cette mesure avait été supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) et de la Cour européenne des droits de l'homme. Viktor Orban, avait d'ailleurs reconnu il y a peu, en janvier, que le retour de la détention systématique des migrants irait « ouvertement contre l'UE ».

Les Nations unies n'ont pas tardé à régir. L'ONU condamne une loi qui « viole les obligations de la Hongrie vis-à-vis des lois internationales et européennes », selon une porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés, qui précise que le HCR est « profondément inquiet » au sujet de cette nouvelle loi, qui va « avoir un impact physique et psychologique terrible sur des femmes, des enfants et des hommes qui ont déjà beaucoup souffert ».

→ À relire : Un migrant syrien condamné à dix ans de prison pour terrorisme

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