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Automobile

Angela Merkel dit avoir appris le scandale Volkswagen par la presse

Angela Merkel devant la commission d'enquête parlementaire sur le «Dieselgate», le 8 mars 2017.
Angela Merkel devant la commission d'enquête parlementaire sur le «Dieselgate», le 8 mars 2017. REUTERS/Fabrizio Bensch
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Entendue mercredi 8 mars par une commission d'enquête du Bundestag, Angela Merkel a confié avoir appris par la presse l'existence du scandale du trucage des émissions polluantes de véhicules à moteur Diesel construits par Volkswagen. Comme d'autres responsables avant elle, la chancelière a affirmé n'avoir rien su de telles pratiques avant qu'elles ne soient révélées par les médias à l'automne 2015.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Des incidents regrettables ». Le choix des mots n'est pas anodin. Contrairement au président de la commission d'enquête parlementaire qui a évoqué un gigantesque scandale, Angela Merkel s'est efforcée durant ses deux heures de déposition à en réduire la portée.

La chancelière a déclaré avoir appris par la presse à la mi-septembre que Volkswagen avait truqué ses moteurs Diesel pour réduire le volume des émissions toxiques. Angela Merkel a rejeté les critiques souvent émises contre le gouvernement allemand, accusé d'avoir pour une industrie centrale dont dépendent 800 000 emplois.

La chancelière estime que s'il y a eu un scandale, c'est celui de Volkswagen. L'ancienne ministre de l'Environnement d'Helmut Kohl ne juge pas utile de renforcer les moyens des organismes contrôlant l'industrie automobile allemande pour lutter contre des manipulations des constructeurs. Après tout, ce sont des contrôles américains et non allemands qui ont permis de dévoiler les pratiques de Volkswagen.

Malgré ces trucages de grande ampleur qui concernent 11 millions de véhicules dans le monde, Angela Merkel se refuse à rejeter par principe la technologie Diesel et à s'en prendre de front à l'industrie automobile dirigée en Allemagne par un ancien ministre chrétien-démocrate qui tutoie la chancelière.

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