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Russie/Etats-Unis

Syrie: des discussions «franches» entre Lavrov et Tillerson

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accueilli son homologue américain Rex Tillerson ce mercrei 12 avril pour des discussions «franches» notamment sur le dossier syrien.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accueilli son homologue américain Rex Tillerson ce mercrei 12 avril pour des discussions «franches» notamment sur le dossier syrien. REUTERS/Maxim Shemetov
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont présenté mardi un nouveau projet de résolution aux Nations unies pour faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique en Syrie du 4 avril dernier. Le vote doit avoir lieu ce mercredi soir et il est probable qu’elle se heurtera, comme les précédentes, au veto de Moscou, soutien indéfectible du régime de Bachar el-Assad. La position du Kremlin peut-elle évoluer ? Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson est ce mercredi à Moscou. Après sa rencontre avec son homologue Sergueï Lavrov, il a été reçu par Vladimir Poutine au Kremlin. On annonçait des discussions musclées et les deux hommes ont donné le ton ce matin en se retrouvant…

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Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Les deux hommes ont affirmé leur volonté d’un dialogue franc. Le chef de la diplomatie russe a accueilli son homologue chaleureusement, comme il se doit, mais il a aussitôt évoqué son souhait de connaître les intentions réelles de la Maison Blanche en matière de politique internationale.

Pour Moscou il s’agit d’éviter une récidive de la frappe américaine en Syrie et de travailler à la création d’un front commun contre le terrorisme. « Je ne cache pas que nous nous sommes posé de nombreuses questions compte tenu des idées très controversées et parfois contradictoires exprimées par Washington sur tout l'éventail des affaires bilatérales et internationales. Sans parler du fait que, hormis les déclarations, nous avons très récemment assisté à des actions très alarmantes avec l'attaque illégale lancée contre la Syrie. Nous jugeons primordial d'empêcher que de telles actions se reproduisent à l'avenir », a insisté Sergueï Lavrov.

Tillerson fort du soutien des pays du G7 sur la Syrie

De son côté, Rex Tillerson s’est dit ouvert à une discussion franche pour clarifier les zones d’intérêt commun et les points de désaccord entre les deux pays. « Notre rencontre intervient à un moment important de nos relations, et doit permettre de clarifier nos objectifs et intérêts communs, même si nos approches tactiques peuvent être différentes. Elle doit permettre aussi de clarifier nos points de désaccords, comprendre pourquoi ces différences existent et quelles peuvent être les perspectives de rapprochement », a-t-il précisé.

Rex Tillerson est arrivé en Russie fort du soutien des pays du G7 sur la Syrie. Comme le faisait remarquer récemment un journal de la place, la Russie n'a reçu le soutien que de l’Iran dans cette nouvelle crise syrienne. La Turquie, que Moscou avait entraînée dans son processus de cessez-le-feu, a applaudi les frappes américaines.

Tillerson reçu par Vladimir Poutine au Kremlin

Le président russe Vladimir Poutine a reçu au Kremlin le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. Cette rencontre, qui n'était pas prévue au programme de la visite du responsable américain, s'est déroulée en présence du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avec qui Rex Tillerson a longuement discuté dans la journée, la Syrie étant au coeur de leurs négociations.

Dans une déclaration à la chaîne d'informations Mir 24, le président russe avait déploré la détérioration des relations russo-américaines: « On peut dire que le degré de confiance dans nos relations de travail, notamment dans le domaine militaire, ne s'est pas amélioré mais qu'au contraire il s'est dégradé », a déclare Vladimir Poutine. 

Preuve de l’importance de la visite du chef de la diplomatie américaine pour les Russes : depuis 48 heures, on peut voir sur le site du ministère des Affaires étrangères une vidéo en anglais reprenant quelques slogans-clés de la diplomatie russe, tels que « nous préférons la coopération pour aider à réduire plutôt qu’à aggraver les tensions internationales », et c’est la première fois que le ministère diffuse un tel document.

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