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Russie / Turquie

Russie: commerce et Syrie au menu de la rencontre entre Poutine et Erdogan

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan au Kremlin, à Moscou, le 10 mars 2017.
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan au Kremlin, à Moscou, le 10 mars 2017. REUTERS/Zemlianichenko/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est attendu mercredi 3 mai à Sotchi, en Russie, pour rencontrer son homologue Vladimir Poutine. C’est la troisième rencontre entre les deux hommes en neuf mois. A l’ordre du jour, un gros contrat de vente d’armes, mais aussi la Syrie. Un dossier sur lequel les deux capitales sont aux antipodes malgré les sourires de façade.

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Depuis décembre dernier, la Turquie est garante avec l’Iran et la Russie du cessez-le-feu en Syrie. Moscou et Ankara affichent donc leur unité. Le jour même où les négociations entre rebelles et loyalistes syriens reprennent à Astana, Recep Tayyip Erdogan s'affiche donc aux côtés de Vladimir Poutine, en oubliant, ou presque, la position de la Turquie qui s’est officiellement félicitée des frappes aériennes menées par les Etats-Unis contre une base aérienne syrienne, le 7 avril dernier.

La Russie a besoin de la Turquie pour avancer sur le dossier syrien, analyse notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. Mais dans ce couple, la Russie fait pression sur Ankara. Quand les troupes russes empêchent celles des Turcs de progresser contre les Kurdes, Erdogan est impuissant. Et la Russie, elle, n’a pas reculé sur son soutien à Bachar el-Assad, qu’Ankara souhaite voir partir.

Dans cette rencontre, il y a aussi un volet commercial. Les deux pays doivent discuter de la levée des dernières sanctions qui avaient été prises lors de la grande querelle autour de l'avion russe abattu par l’armée turque, explique notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette. Les exportateurs turcs l’attendent avec impatience.

Enfin, la Russie espère l’aboutissement du projet de gazoduc TurkStream, et de la centrale nucléaire d’Akkuyu. La Turquie, elle, envisage maintenant d’acheter des systèmes de défense anti aériens S400, à condition qu’un accord soit trouvé sur l’octroi d’un crédit. Une façon pour la Turquie de tourner ostensiblement le dos à l’Otan dont elle est pourtant membre.

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