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Russie / Droits de l'homme

Russie: peine sévère pour un manifestant anticorruption

Lors de la manifestation contre la corruption, à Moscou, le 26 mars 2017, plus de 1.000 personnes avaient été interpellées.
Lors de la manifestation contre la corruption, à Moscou, le 26 mars 2017, plus de 1.000 personnes avaient été interpellées. Olga MALTSEVA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Russie, un participant à la manifestation du 26 mars à Moscou a été condamné à 18 mois fermes de colonie pénitentiaire. A l’appel de l’opposant Alexis Navalny, des milliers de personnes avaient défilé dans les rues des grandes villes russes pour protester contre la corruption. Rien qu’à Moscou, plus de 1 000 personnes avaient été interpellées. Cinq personnes l’ont été pour violence sur les forces de l’ordre, et passent en ce moment en jugement.

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Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Alexandre Chpakov est le deuxième manifestant à écoper d’une peine ferme de colonie pénitentiaire. Un autre manifestant avait été condamné la semaine dernière à 8 mois de colonie, également pour acte de violence sur un représentant des forces de l’ordre, ne menaçant ni la vie ni la santé.

Les deux hommes avaient plaidé coupables sur les conseils de leur avocat commis d’office. Avec cette procédure, le suspect est jugé sans témoin, et sans examen des preuves. Dans le cas de Chpakov, le manifestant avait reconnu avoir donné deux coups de poing à un policier et celui-ci avait demandé que le suspect ne soit pas privé de liberté.

Les ONG de défense des droits humains s’étonnent de la sévérité des peines alors que la justice est censée être moins dure à l’égard de ceux qui plaident coupables. De plus les accusés feraient l’objet de pression.

La mère d’un des accusés affirme que l’avocat commis d’office lui a demandé de l’argent pour régler le cas de son fils. Un suspect qui a récusé son avocat commis d’office et a choisi un avocat indépendant a été mis en cellule avec des condamnés à de longues peines.

L’ONG OVD-Info constate que les enquêtes sont menées par les mêmes enquêteurs qu’après les manifestations de mai 2012. Mais en 2012, les premiers procès avaient été menés 6 mois après la manifestation, alors que cette fois, les autorités semblent vouloir aller beaucoup plus vite.

► A (re) lire : Forte mobilisation contre la corruption en Russie à un an de la présidentielle

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